Petr Král : Donc

 
Par Katy Rémy

Quelque chose d’intrigant, le cachet chinois de Presses du vide, ces onze pages, et ce titre si court, Donc.
Le poème ne dit-il que le regret : Petr Král le ressasse au cours de son œuvre, pèlerin de Paris, ou de Prague (La ville est notre forêt) essayant un ancrage. C’est ainsi nu de naissance, que l’Histoire le déplace.
J’écris pour réunir mes pièces, et Je ne serai jamais leader. 1960-66. Il partagea les jeux surréalistes de V. Effenberger, puis en exil, écrivit en français et en tchèque, Tant qu’à s’imposer une discipline, qu’on en invente les règles soi-même, non ?1
Cependant nulle solitude. Mes meilleurs poèmes / furent écrits par mes amis. Donc, nous reprenons. Mettre en joue / son propre soleil. Je suis / pour le « contre ». Rejet, enjambement, contre-rejet, raccourcis, le poème resserré, précipite sa chute.
Monde / jamais assemblé.
Comme lui Je sors de la boucherie / avec une brochure de viande fraîche.




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Les Presses du vide
12 p., 3,00 €

1. in http://litur.free.fr/113.htm « Le Surréalisme et après » : Propos recueillis pour Litur par S. Druet, relevés le 22 octobre 2014.