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	<title>CCP &#187; Françoise de Laroque</title>
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	<description>cahier critique de poésie</description>
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		<title>Bernard Noël : Le roman d’Adam et Ève</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 00:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #31-3]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise de Laroque]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Françoise de Laroque Miroir noir1 Alors que, d’ordinaire, la fiction romanesque produit l’illusion du réel, Le roman d’Adam et Ève, fondé sur le constat que nous n’avons en guise de réel que des images, démonte les illusions. Narrateur (le je du récit) et personnages cultivent, chacun selon son mode d’expression – langue, théâtre, &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5132-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5132-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5132-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5132-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Françoise de Laroque</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5132-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Miroir noir</em><sup>1</sup></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Alors que, d’ordinaire, la fiction romanesque produit l’illusion du réel, <em>Le roman d’Adam et Ève</em>, fondé sur le constat que nous n’avons en guise de réel que des images, démonte les illusions. Narrateur (le <em>je</em> du récit) et personnages cultivent, chacun selon son mode d’expression – langue, théâtre, photographie, politique – les images sans perdre de vue que ce que nous nommons réalité reste inaccessible. Le réel bien sûr dans le roman comme dans la vie fascine, affleure, cogne – sans gravité lorsqu’une bousculade dans le métro sort le narrateur de ses cogitations ou violemment quand l’horreur des purges staliniennes réduit Igor à l’incapacité de former des images : « Je ne vois rien. Je ne vois qu’un sol de béton gris et froid. Une étendue insignifiante et cependant terrible. » Notre fonction représentative connaît en effet fulgurances, pannes et dérives. Faillible parce qu’elle éloigne du support originel ; elle peut aussi prouver son extrême efficacité en s’en passant et en tirant sa force de l’éloignement. L’impensable peut alors devenir réalité : ainsi la culpabilité de l’innocent, lorsque l’accusé forge lui-même l’évidence de sa trahison. L’inexistence devenir révélation : ainsi Dieu. « Si l’on considère tout ce que son inexistence a produit dans l’histoire des existants, il faut bien reconnaitre qu’aucun de ces derniers n’a jamais pu en faire autant, même les plus puissants. » L’existence est périssable alors qu’images et pensées entrent dans l’intemporel. Certaines s’évanouissent, d’autres ont la vie dure. Au lieu d’être à jamais perdu, le Paradis hante encore les consciences. <em>Le roman d’Adam et Ève</em> est une double enquête culturelle et concrète (sans participation policière mais avec parfois des allures d’espionnage) dont le fil conducteur est le Paradis. Sur la piste de son ami disparu, le narrateur traverse les répétitions d’une pièce de Boulgakov, la lecture de la Genèse, parcourt des livres rares, s’intéresse aux pratiques des Adamites, interroge des gens de rencontre sur la façon dont ils imaginent Adam et Ève – leur représentation est un miroir qui reflète leur image ; le narrateur peut dresser leur portrait – reçoit confidences et informations d’émigrés russes, découvre avec stupeur qu’un Paradis soviétique avait été planifié sous Staline et qu’en cette fin du vingtième siècle un Paradis orthodoxe, sorte de parc d’attraction est en voie d’aménagement. L’ami disparu, photographe, engagé dans un mystérieux reportage dont personne dans son entourage ne connait le but, la destination, ni le commanditaire, serait-il le photographe du Paradis ? Des vestiges du premier, des travaux du second ? Les photographies envoyées au début du voyage – une Ève, un serpent, une substance aérienne, quelque chose comme de l’espace pur – seuls indices, conduisent la recherche dans ce sens.<br />
Au cours de son enquête dans et hors les livres, le narrateur rencontre des hommes de foi et des hommes d’intérêt. Les hommes de foi au sens large sont ceux, mystiques, alchimistes, photographes… qui pour traverser le miroir, toucher à l’essence des choses, dans rituels, chambres d’amour ou chambres noires, distillent et subliment ce qu’ils ont prélevé du réel. Jean, avant sa disparition parlait d’un reportage originel, de photographier ce que nul n’a encore vu.<br />
Les hommes d’intérêt façonnent ou exploitent les mentalités collectives pour assurer leur domination. Ils font miroiter des paradis spirituels, idéologiques, économiques pour susciter l’adhésion du plus grand nombre. Stolypine espère des progrès technologiques qu’ils lui livrent une machine dont la puissance attractive dépasserait celle de la religion. Il croit l’avoir trouvée dans ce nouveau virtuel qui se manifeste dans le réel et place l’homme non plus devant mais dans l’image. Cette fois l’illusion est complète. Dans cet artifice inclusif et programmé, il est aisé de susciter le désir, le satisfaire, le renouveler et ainsi de suite. Il suffit de trouver le bon rythme pour animer un présent permanent.<br />
Le narrateur, homme ni d’intérêt, ni de foi, mais du verbe condamne cette fin du dédoublement de l’image qui tenait l’homme face à elle, lui offrant un miroir pour qu’il y lise sa pensée. Dans cette fusion du réel et de l’imaginaire, de l’autre et de soi, du dehors et du dedans, il voit une version-pacotille de l’absolu, un absolu du non-sens puisque au lieu d’un au-delà, de l’essence des choses, de l’origine, le virtuel ne reflète ou plutôt ne consomme que ses propres images. Un enfer.<br />
Le narrateur est invité à visiter le paradis de Stolypine qui semble bien le serpent du roman. Une lettre glissée avec le billet d’avion sous le paillasson du supposé voyageur lui décrit minute après minute la visite qu’il n’a donc plus besoin d’entreprendre. Il y découvrirait la splendeur de l’arbre interdit et, au moment où surgit le serpent, la solution de l’énigme : le foudroiement par le Sans-Image de son ami, photographe du fruit défendu. Le roman se termine sur ce récit. Échec du narrateur qui a perdu la parole, usurpée définitivement par Stolypine ? Ou, à l’inverse, victoire d’un très ancien virtuel, celui de l’écriture ?<br />
Le roman dessine un futur inquiétant. Mais la prose lumineuse de Bernard Noël invite à la pensée et non à la peur.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5132-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
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184 p., 23,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5132-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-3/LAROQUE-Noel-1.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5132-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. Un miroir noir est un miroir dont le polissage est conçu de telle sorte que sa surface ne reflète rien.</p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Jean Daive : Monstrueuse</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 00:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #31-3]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise de Laroque]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Daive]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Françoise de Laroque Je dis quand même « Oui » / et je siffle Au sein d’une modernité dite négative, Jean Daive est celui qui dit oui. Non pas au monde comme il va – « il trouve atroce la vie d’après nature » – mais à cette faculté de créer anamorphoses et métamorphoses qu’il observe dans &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5100-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5100-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5100-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5100-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Françoise de Laroque</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5100-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Je dis quand même « Oui » / et je siffle</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Au sein d’une modernité dite négative, Jean Daive est celui qui dit oui. Non pas au monde comme il va – « il trouve atroce la vie d’après nature » – mais à cette faculté de créer anamorphoses et métamorphoses qu’il observe dans la peinture, qu’il met en œuvre dans l’écriture. La poésie transgresse, dissout les frontières physiques et culturelles, ce n’est pas nouveau, mais chez Jean Daive le désir est particulièrement vif de « laisse[r] arriver ce qui doit arriver en évidences, en vertiges, en secrets, en réseaux de ressemblances, d’anachronismes et d’affinités parfois lointains sinon inconscients. »<sup>1</sup> « Ce qui doit arriver », si est atteint cet état de concentration, d’exclusion de tout sinon sa passion, passion dont il donne une image – « un homme seul joue aux échecs avec un inconnu au milieu du vide. Il est là, il n’est nulle part. Et il est là. Il est dans l’attitude de l’insistance »<sup>1</sup>, image que lui inspire sa première vision de Marcel Duchamp lors de leur rencontre dans un café de la place Denfert-Rochereau. L’image pourrait convenir également au travail poétique : une attention exclusive au jeu de l’écriture. Une façon ambiguë, paradoxale d’être au monde – « Soi posé là ne peut être présent » – monde dont le poète aurait cependant incorporé « tous les styles de “non-moi” ». La passion d’ouvrir de nouvelles voies, de cultiver la « créativité du lien »<sup>1</sup>. De desserrer au préalable dans l’immense bibliothèque de la mémoire la cohésion entre pensée, images, mots et sons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le style dominant ici est celui du faune qui traverse le poème avec son aura de connotations (pastorales, érotiques, Mallarmé, Debussy) sur ses sabots fendus et pensants. La marche, à la fois « unité d’abandon » et avancée vers soi, n’est pas linéaire : le poème étire sa verticalité des mythes fondateurs à une modernité encore « à choisir », lance des obliques – frère, sœur, inceste –, rhizome le long des murs des choses établies qu’il perce résolument. Le faune n’est pas seul : défilent spectres, gens du cirque, tireuse de cartes, perruquière de plateau…, apparitions fugaces et celles plus insistantes d’une femme, d’un homme et des pronoms-personnages dont un <em>je</em>. Les situations évoquées sont celles de la vie ordinaire : relations amoureuses, familiales, aimer bien, mal aimer, départ, retour, attente… En arrière fond, comme « ébruitée[s] dans la brume », on devine les questions qui hantent les consciences contemporaines ou de toujours (guerres, exécutions sommaires, discrimination, vie chère, corruption, terrorisme, les sans-abris, les origines, la vérité…). Mais au premier plan, ce que nous voyons, ce sont des compositions insolites ponctuelles ou souvent filées : un visage sans bouche, un peigne fait de braises, une maison à un seul mur, une bretelle vert-volet-d’écurie… Un contraste est aussi un lien. Le poète cultive l’effet double ou multiple en rapprochant, par exemple, bouche et égout qui partagent le même mot. Il réunit « seringue » et « seringas » presque homonymes, reprend plus tard un jeu allitératif semblable, glissant de l’association soin / drogue / fleurs / amour à l’ambiguïté soin / supplice : « seringue ou serrer le garrot ». Il combine histoire d’amour et histoire de la soif dans l’image d’une fontaine qui n’étanche ni l’un ni l’autre et, devenue soudain portable, se transforme en miroir, en poudrier sans poudre. La soif ressurgit dans une scène de prière devant un robinet, ouvert, fermé selon les phases du rituel. Et réapparaît dans cet assemblage<sup>2 </sup>: « une religion », détachée et mise en relief par les blancs, précédée de l’image de la grille et du rat, suivie par « C.L.O.A.C.A. », assemblage à la fois violent et impertinemment pertinent, si l’on songe à l’hydraulique salvatrice. Le poète manie alternativement le fouet et la « baguette / à émulsions d’étoiles » et les deux seuls lieux précis nommés dans <em>Monstrueuse</em> sont Auschwitz et Hollywood.<br />
L’œil du faune est épiscopal<sup>3</sup> – dans le sens grec episkopein = inspecter – ; il épie à travers les feuillages, trouve la veine essentielle du bois, se détourne tout à coup de la femme pour focaliser sur les cils de l’âne qui la porte. L’œil du faune, lié à la fente (à son pied fendu) non seulement se colle aux grilles, au sexe, aux trous, mais son regard fend. Les mots, par exemple : l.i.b.e.r.t.é. Les lettres libérées, le <em>l</em>, le <em>i</em>, s’empressent de rejoindre derrière les barreaux la <em>lime</em> du prisonnier et le <em>linge mouillé</em> qui l’entoure, rencontrent la <em>loi</em> et la nécessité de <em>légiférer</em> jusqu’à former l’image des « lois langées », comme si une humidité contagieuse venue de l’enfance, ou des premiers âges de l’humanité, d’un monde lacustre, ne cessait d’imprégner nos plus hautes institutions, venait rouiller les prétentions modernes. Dans <em>Monstrueuse</em> les vannes s’ouvrent et les eaux usées remontent jusque dans le sommeil agité.<br />
Pour que les voies nouvelles ne se figent, la phrase souvent propose une alternative ou multiplie les verbes créant un carrefour de possibles – « dévisager pour envisager et / défigurer – dire ». L’absence de décision est ici une forme d’insistance, de creusement. Une autre forme en est de presser la voyelle <em>a </em>contre sa langue, dans la gorge, la poitrine, de l’incorporer jusqu’à atteindre, au fond, la femme et le nocturne. On dirait qu’au bout de toute épaisseur traversée, l’on débouche sur l’origine comme si le regard et la pensée finissaient toujours par décrire un cercle.<br />
Mais avant le retour, les perspectives sont vastes dans ce monde à « quatre horizons / quatre Minotaures », répondant à des « promesses faustiennes ». Le poète n’a pas manqué de structurer un tel édifice aux composants éclectiques. Le feu – soleil, cendres ou flammes qui brûlent la maison ou le corps ; « est-ce que tu brûles bien ? » est l’étrange question posée par<em> elle</em> à <em>je</em> – contrebalance ou aggrave le travail des eaux. S’ajoutant aux deux éléments, d’autres motifs ou thèmes ponctuent l’ensemble, lui apportent du liant. La neige tombe régulièrement sur les toits, les sons, au bord des égouts, à l’approche d’un sacrifice humain, ou de la liberté et soudain, abandonnant sa blancheur, mêlée à des framboises écrasées, se fait sorbet dans la bouche. Le drap, euphorique ou déchiré, trempe tour à tour dans l’égout, l’amour, la solitude, l’Histoire. La musique conduit les douze mouvements du poème : jeu des allitérations, ces percussions légères qui font avancer les images ; instruments, flûte du faune et violoncelle, en exercice ou dans leurs étuis lors de déplacements ou peut-être de l’exil ; voix humaines, douce et solitaire – « elle – pâle // parle / à la lune » –, amoureuse – « récitatif enlacé » – , burlesque dans la répétition intempestive « J’ai oublié mon parapluie », cri – « il hurle éviscéré / comme cette corde » –, ou encore échos tapageurs des buanderies… Le thème le plus constant est la femme. Mythologique, primitive, dévoreuse de chair humaine, paysanne désherbant ou juchée sur un âne, moderne aux ongles laqués de noir, maîtrisant l’art de la bretelle sur l’épaule nue, changeant d’idée comme de sac et surtout « nue, dévêtue ». Elle est dite à la fin du poème « énonciation illimitée ». En qualité d’inspiratrice ? En tant qu’origine et perpétuation des corps et des discours ?<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Qui est <em>Monstrueuse</em> ? La nature humaine à laquelle le faune tente peut-être d’échapper en clamant «  Je ne suis pas né d’une femme » ? La part féminine de chacun ? La bouche, plutôt, dont l’absence muette ou suppliciée est encore plus monstrueuse. Bouche que le poète tantôt avilit, tantôt sublime. Fente et lèvres qui absorbent, ingèrent, incorporent et expriment, énoncent sans limites.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5100-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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</div>
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« Poésie »<br />
224 p., 18,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5100-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-3/LAROQUE-DaiveZZZ.jpg" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5100-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. Jean Daive, <i>L’exclusion</i> suivi de <i>Ugly Buty</i> de Pierre Buraglio, Galerie Jean Fournier, Paris, 2015.</p>
<p align= "left">2. « l’hydraulique est le langage de la grille
<br>et du rat
<br>
<br> une religion
<br>
<br>
<br>C.L.O.A.C.A. »</p>
<p align= "left">3. « il – derrière, toujours<br>
     dit : “Sexe, épiscopalement<br>
     vôtre” »<br></p>
</div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Roger Lewinter : façon d’être – une articulation –</title>
		<link>https://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-31-3/roger-lewinter-facon-detre-une-articulation</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 00:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #31-3]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise de Laroque]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Lewinter]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Françoise de Laroque Cher Roger Lewinter, Je suis très touchée que vous ayez pensé à m’envoyer façon d’être – une articulation – d’autant qu’il y a longtemps déjà, je me suis signalée à vous par un texte sur L’attrait des choses qui laissait de côté sa part mystique et faisait se lever ou &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5124-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5124-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5124-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5124-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Françoise de Laroque</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5124-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Cher Roger Lewinter,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Je suis très touchée que vous ayez pensé à m’envoyer <em>façon d’être – une articulation –</em> d’autant qu’il y a longtemps déjà, je me suis signalée à vous par un texte sur <em>L’attrait des choses</em> qui laissait de côté sa part mystique et faisait se lever ou coucher, je ne sais plus, le soleil du mauvais côté. Je crains de n’avoir pas progressé en ce qui concerne la rigueur et ainsi de faire partie de ceux qui ne valent pas la peine, comme l’estimait Rozanov, qu’on se mette à discuter avec eux. Mais votre livre invite, incite si fortement à se situer, que, quels que soient les risques encourus et quelque piètres que puissent paraître mes remerciements, je ne résiste pas à l’envie de vous répondre.<br />
Le titre sous lequel vous avez réuni ces textes pose la question essentielle, je serai tentée de dire la seule vraie question : comment être ? Être est une « réalisation personnelle tout intérieure » qui dépasse le fait d’exister et cette « façon » à trouver – objet d’une quête permanente – est une « articulation » avec ce qui nous dépasse que vous nommez Dieu ou divin.<br />
Être est d’autant plus difficile aujourd’hui dans un monde où l’économique est devenu un principe de structuration du réel que vous estimez totalitaire : « Je dis l’économique totalitaire, dans la mesure où, sitôt que l’individu l’admet comme système de fonctionnement en réalité, par le jeu des besoins provoqués et des connaissances récusées, il l’empêche de concevoir d’autres possibilités de fonctionnement pour sa vie, qui, en changeant de système de référence, consisterait en des besoins auxquels il serait en état de répondre seul, sans recours à ce qui lui est, essentiellement, étranger. »<br />
Une société qui réduit la réalité à l’économique, à une « gestion de la boutique », en quoi consiste maintenant le politique, aux questions sociales qu’elle ne résout pas, confond progrès et croissance, prend la mort comme un non-sens, un mal à abattre comme si le terme d’une chose pouvait lui être étranger, ignore toute transcendance, une telle société ne peut produire qu’infantilisme, recherche constante de solutions de facilité – où l’humain s’économise au lieu de se développer – et destruction. Se croyant seul maître à bord, sans souci d’« articulation », l’homme engendre l’inhumain, devient son propre ennemi.<br />
Il me semble que je vous rejoins dans ce que j’emprunte à votre analyse, quoique, athée (et goy), il me manque la référence à Dieu. Dieu qui pour vous n’est pas incarné, n’a besoin ni du religieux institué que vous qualifiez de profane, ni d’« exister » – « Dieu n’a pas besoin d’être réel pour exister, puisqu’il est vérité humaine en élaboration constamment reprise » – n’a pas grand-chose à voir avec Dieu qui a servi et sert toujours à animer des conflits essentiellement politiques et économiques, mais le mot est le même qui ne m’a jamais appelée. Je ne suis pas à l’aise non plus avec le clivage esprit / matière. Être passe également par air, eau, pain… et si la pensée s’arrête avec la mort du cerveau, elle ne m’en paraît pas moins incommensurable. La science, dont je souhaiterais qu’elle fût « avec conscience » et non souvent à la solde de l’économique, ne viendra jamais dans son exploration de la matière, dont elle a pulvérisé l’image dense et opaque que nous en avions, à bout de la « magie ». Vous unissez intimement, me semble-t-il, matière / esprit dans le corps, lorsque vous soulignez que le siège de l’esprit, ce principe vital, n’est pas, contrairement à ce qui est dit, dans le cerveau-ordinateur, mais dans le cœur.<br />
Être requiert un sens autre qu’une logique matérielle. Vous reprenez l’exemple du <em>templum</em>, ce carré de ciel des Romains pour donner une image de l’articulation avec le divin. Enfant, j’aimais les augures romains contrairement aux haruspices fouilleurs d’entrailles. Les yeux levés vers un ciel qui ne me proposerait pas de vol d’aigles, je songeais que dans cette position de guet, il serait très facile de pivoter si nécessaire pour recevoir, des oiseaux croisant ainsi du bon côté, un message favorable. Cette petite astuce ne m’a pas conduite, adulte, vers l’opportunisme, les affaires ou la politique, plutôt vers un désir d’indépendance. Plus sérieusement, la « nécessité de la fiction » – pour vous celle de Dieu –, sa « fonction existentielle » puisqu’« elle permet d’articuler la réalité », que vous exaltez, et l’idée que le « salut » réside « dans la reconnaissance humainement créatrice de cette fiction » éclairent ma réflexion et cependant je vais encore mettre sens dessus dessous vos propositions au point que je ne sais plus si je les imite de loin ou les inverse.<br />
L’univers – auquel vous n’identifiez pas nécessairement Dieu – serait le réel pour moi. Réel vers lequel nous tendons à travers nos représentations, interprétations, images, langues, aménagements… sans l’atteindre vraiment – les transformations que nous opérons n’étant que superficielles à son échelle – et qui nous atteint parce que nous existons en lui. Le beau, le vrai, le juste sont peut-être des points de rencontre, des éclairs ou des illusions, mais la fiction est l’humaine condition et reste humaine tant que l’on a conscience de son essence fictive. L’erreur – que je ne situerai pas dans le temps, le golem et la volonté de puissance me paraissant avoir toujours existé – est de confondre notre monde d’images avec le réel, d’en faire un absolu, de l’imposer, empêchant l’individu de trouver sa façon d’être, d’oublier que « notre monde » est médiation, articulation, de le développer à outrance au point qu’il cache l’invisible et devienne ainsi « humainement faux ». Aux créateurs de faire valoir la fiction, le statut de fiction, dans une société qui de plus en plus prétend avoir « le sens des réalités ».<br />
Votre livre, même à travers cette lecture restreinte, fait que l’on se sent, alors que l’écart par rapport à l’essentiel semble ne cesser d’augmenter, un peu moins en exil.<br />
De tout cœur, avec vous dans la défense de l’humain,<br />
</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Françoise de Laroque</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5124-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
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48 p., 10,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5124-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-3/LAROQUE-Lewinter.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
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		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5124-0-2-3">			<div class="textwidget">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Bernard Noël : Monologue du nous</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 00:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #31-3]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise de Laroque]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Françoise de Laroque Nous, pronom pluriel Nous est le pronom pluriel qui a la plus grande capacité d’accueil puisqu’il est seul à comprendre le locuteur et qu’il peut rassembler l’humanité entière, mais il est aussi le plus fragile. Prononcé, même si plusieurs voix le chantent à l’unisson, par un je, comment être sûr &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5134-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5134-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5134-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5134-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Françoise de Laroque</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5134-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Nous, pronom pluriel</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Nous</em> est le pronom pluriel qui a la plus grande capacité d’accueil puisqu’il est seul à comprendre le locuteur et qu’il peut rassembler l’humanité entière, mais il est aussi le plus fragile. Prononcé, même si plusieurs voix le chantent à l’unisson, par un <em>je</em>, comment être sûr qu’une bouche exprime la pensée et la volonté de plusieurs et pourrait-elle le faire durablement ?<br />
Le <em>Nous-Quatre</em> du livre surmonte cette difficulté : le monologue est le fruit d’une concertation et d’une remise en question permanente, d’inspiration rigoureusement démocratique. Comme tout monologue, il ne se contente pas d’énoncer des conclusions ; la pensée s’y construit. Si nous ne savions que le <em>nous</em> émane du seul Bernard Noël, nous poserions la question : qui parle ou écrit ? Serait-ce tour à tour ? Dans ce cas, l’écriture aurait opéré une véritable fusion. Le groupe vient de résoudre une crise idéologique, de prendre la décision de passer à l’action directe. Après le constat que la consommation a définitivement remplacé la culture, l’économie la politique, que « la médiatisation vide les têtes pour fabriquer des cerveaux disponibles aux invites de la consommation », que la technologie va permettre de « neutraliser toute opposition par une castration mentale généralisée », aucun espoir révolutionnaire ne pouvant soulever de <em>nous</em>, la conclusion en toute lucidité et rationalité est le désespoir. Pourtant la jonction de ces désespoirs – une vertu du <em>nous</em> – donne, au lieu d’un abattement, un élan qui les lance dans la seule action qui leur paraisse authentiquement désespérée, sans avenir : exercer contre quelques-uns des puissants la même violence que celle que ces derniers exercent légalement en compromettant l’existence de milliers de gens et finir en bombe humaine : « effacement final, brouillage mortel de nos restes. »<br />
Malgré la forte union du <em>nous</em>, c’est à sa dissolution que nous assistons. Peut-être le martèlement du <em>nous</em> qui commence chaque phrase, signale-t-il d’emblée sa fragilité ? Au début du monologue avant le passage à l’acte, <em>Nous-Quatre</em> ressent un manque, la nécessité de renforcer les liens et voit poindre dans son esprit des mots que leur connotation rend difficiles à accepter pour un groupe qui ne se reconnaît aucune filiation : sacrifice, cérémonie. Et la cérémonie du meurtre qui va effectivement inaugurer leur nouvelle voie, n’a pas été décidée, elle leur est fournie par un enchaînement de hasards. Le groupe ne cherche aucunement le pouvoir mais veut maîtriser sa pensée et conduire le mouvement, or il se laisse déborder. Si le second meurtre est arrêté, préparé et perpétré par lui, les 4 suivants lui échappent. Un autre <em>Nous-Quatre</em>, des émules fidèles mais en avance sur leurs maîtres les exécutent.<br />
La rencontre des deux (<em>Nous-Quatre</em>) dans le livre est un moment de dialogue que l’attention du lecteur distingue du monologue alors que les <em>nous</em> du groupe originel et du double se répondent sans qu’ils soient marqués d’aucun signe qui les différencie. Et le double va même, sans que le projet initial des premiers ait filtré, jusqu’à leur voler l’explosion finale, « l’acte excessif qui unira des corps insupportablement uniques. »<br />
<em>Nous-Quatre</em> qui ne peut s’empêcher d’éprouver un léger sentiment de ridicule d’avoir été ainsi supplanté semble avoir mésestimé la discontinuité, le trou, ici le gouffre noir qui sépare conception et exécution. L’écart, l’impossible coïncidence sert l’art mais non l’action. Les hommes résolvent ordinairement la difficulté en se divisant en concepteurs / exécutants, commandeurs / commandés… ce qui scinde le nous.<br />
<em>Nous-Quatre</em> est plus qu’il ne le croit entravé par son humanité. Il veut laver le nous de toute exaltation, sentiment, le réduire au raisonnement, à la logique, le nettoyer de toute illusion d’un avenir possible, mais découvre que la valeur de justice, l’amitié et l’espoir en lui jouent encore. En témoignent le regret d’avoir tué la première fois « personne » et la seconde – effet collatéral – un innocent ; le regret de mourir pour rien – le sacrifice entraînera une répression aveugle et aucune réflexion du système sur lui-même – ; l’émotion au moment du vote qui décidera des sacrifiés et lors du départ vers la mort de leur double : « Nous regardons s’éloigner ce Nous-Quatre qui nous ressemble, qui nous aura ressemblé. »<br />
La pratique du <em>nous</em> et la pratique du désespoir sont inconciliables. Le suicide, comme le pronom <em>se</em> (décliné en <em>sui</em>) l’indique, est singulier. <em>Nous</em> est pluriel et ne peut être réduit à un. La politique devrait prendre des leçons de grammaire.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5134-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
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112 p., 8,90 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5134-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-3/LAROQUE-noel-2.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5134-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left"></p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Philippe Clerc : Johannes, Hermann  </title>
		<link>https://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-30-4/philippe-clerc-johannes-hermann</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 00:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #30-4]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise de Laroque]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Clerc]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Françoise de Laroque Suspendre le cours du temps ? Ici, le suivre. Une suite d’instantanés : ports, plages, chambres d’hôtel. Le vers bref ne s’attarde pas, n’emporte parfois rien du précédent sinon une assonance, court de prénom en prénom, de ville en ville, de rue en rue. Temps plein, dynamique, où la contemplation ne se &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-3915-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-3915-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-3915-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-3915-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Françoise de Laroque</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-3915-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Suspendre le cours du temps ? Ici, le suivre. Une suite d’instantanés : ports, plages, chambres d’hôtel. Le vers bref ne s’attarde pas, n’emporte parfois rien du précédent sinon une assonance, court de prénom en prénom, de ville en ville, de rue en rue. Temps plein, dynamique, où la contemplation ne se distingue pas de l’action. « Baie de Garavan, nous / admirons la baie »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Jours, lieux, prénoms reviennent. Temps cyclique. Ronde des quatrains. Mais le temps change ce que les mots répètent et il arrive que les noms reviennent seuls. Albert, Georges rencontrés dans la première séquence sont morts page 69. Les marques spatio-temporelles de la langue ne font qu’effleurer la surface. « Mardi, la vie en France », « La mer a sa poussière ce matin »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Comme le poème en précisant l’endroit et le moment ne cherche pas à jeter l’ancre, l’horizon est vaste : du passereau, de la musaraigne aux astres et astéroïdes, du commun au rare. Il convoque une foule d’amis et d’inconnus ainsi que des méconnus, le poète Chapelle, Aspazija, poète lettone. Il mêle aux sons bien de chez nous des consonances étrangères. La fragmentation, la localisation, au lieu de cloisonner, ouvrent l’espace. Vers, strophes, guillemets des propos rapportés, une abondance inhabituelle de majuscules segmentent, encadrent mais la fin des vers et des quatrains toujours libre de ponctuation laisse couler le flux. Avec insistance, le poème entre dans le moule grammatical des proverbes et dictons pour défaire ces boucles de sagesse populaire et rendre aux mots leur libre cours « Qui mange grive oublie mardi », « Qui garance, éternue fenouil et brique »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le cours du poème n’est pas agité par les émotions. Ni nostalgie, ni effroi devant la violence des rues. La ritournelle englobe crimes et douceur de vivre. Un « je » discret ne revendique pas notes et images issues de l’album personnel, des journaux, peut-être de romans et films noirs, ni le parcours entre lieux proches ou lointains, depuis le Castel Royal, cet hôtel de Dieppe qui porte encore les traces du bombardement jusqu’en 2013.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Johannes, Hermann</em> soutire toutes sortes de noms, propres ou communs, au mystère de notre inscription dans l’espace et le temps. Sans illusion et sans amertume. La lune qui se manifeste à plusieurs reprises dans le poème garde ses secrets.</span></p></div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-3915-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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192 p., 16,00 €</div>
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