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	<title>CCP &#187; Camille Loivier</title>
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	<description>cahier critique de poésie</description>
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		<title>Camille Loivier : La terre tourne plus vite</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 14:30:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-5]]></category>
		<category><![CDATA[34-5]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Loivier]]></category>
		<category><![CDATA[Christian | Travaux]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Christian Travaux D’emblée, cela se sent. Camille Loivier est sinologue, familière du monde asiatique, et traductrice du chinois. Cela se voit, dans certains titres de poèmes, dans certains lieux esquissés, visités jadis ou retraversés en pensée. Dans certains faits, comme la rencontre d’un vieux chinois, la vision d’un champ de théiers, ou l’évocation &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9777-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9777-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9777-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9777-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Christian Travaux</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9777-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">D’emblée, cela se sent. Camille Loivier est sinologue, familière du monde asiatique, et traductrice du chinois. Cela se voit, dans certains titres de poèmes, dans certains lieux esquissés, visités jadis ou retraversés en pensée. Dans certains faits, comme la rencontre d’un vieux chinois, la vision d’un champ de théiers, ou l’évocation du bouddhisme, le non-désir, le chemin du détachement, l’accueil du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">C’est, dans <em>La terre tourne plus vite</em>, son dernier livre, que l’on découvre vraiment toute une attention au réel : un jardin entouré de lune, trois hirondelles sorties du nid, la buée laissée sur une vitre comme une brume sur le paysage, ou le grincement d’une poulie. Autant de choses vues, entendues, qui donnent champ à la réflexion, à la pensée, à la vision, au réveil de réminiscences ou à la « parlure » de soi. Autant d’occasions – rencontrant des hommes menottés dans un train, deux vieilles dames qui parlent dans son dos, ou des camions dans le brouillard – de dire, ou de tenter de dire, le réel dans son évidence, dans son absolue platitude évidente, son insignifiance. D’où un style, une langue, un poème, fait de vers courts juxtaposés, de mots pauvres, d’une grammaire simple, sans recherche ni volonté aucune de littérarité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Une attente. Un accueil du jour. Une écoute apaisée du monde, qui s’impose alors au lecteur, puisqu’il faut lire avec lenteur ces poèmes, dans le silence, ces vers écrits avec silence, pour en percevoir l’intérêt. Une légèreté aussi de feuilles, de nuage, un tremblement, qui fait entendre en même temps, le dehors et l’intérieur, le monde et le dedans de soi, et soi-même montrant le monde. Car ce que cherche Camille Loivier, comme dans <em>Enclose</em>, déjà paru chez Tarabuste en 2011, dont c’est ici le deuxième tome, c’est de dire l’extérieur et l’intérieur, dire le dehors du monde que l’on croise, que l’on voit, que l’on a toujours sous les yeux (et qu’on ne sait pas toujours voir), et la trace qu’on en veut garder, du moins sa marque dans l’intérieur, son empreinte, sa photo sensible, son impression.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Aussi peut-elle dire Amsterdam, San Francisco, Ménilmontant, comme s’il s’agissait de dire soi, ou tout ce qui résonne en soi, ce qui nous touche quand nous existons ou quand nous passons dans le monde, en circulant dans le réel et l’éprouvant. Ainsi touchant au « nœud rythmique » de nos existences, de nos vies, à ce qui fonde l’être et l’émiette, et l’efface tout en l’affirmant. Une poésie urbaine, parfois, parfois presque élégiaque, pour noter ce qui disparaît, qu’on a aimé et qu’on voudrait faire resurgir ou faire revivre. Une suggestion épisodique sur une réincarnation qu’on souhaiterait en tourterelle ou en moineau. Et un continu décousu, qui dit tout l’éphémère de l’être, l’éphémère et le transitoire, et le fugace, et le fragile. L’épiphanique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Et c’est pourquoi, dans ce recueil inégal, fait de poèmes pas toujours maîtrisés, ce qui nous touche le plus est-il là où le « je » sait s’effacer au profit de tous ceux qui souffrent, dans le monde des hôpitaux. On lit dans leurs yeux – dit Loivier – la peur, même s’ils ne peuvent plus pleurer, puisqu’ils ont – dit encore Loivier – trop pleuré et savent bien, déjà, tout ce qui les attend. Alors, il faut être léger, dans l’attente, le plus léger possible pour ne pas leur peser. Il faut être feuille de marronnier, ou nuage, bouquet de pivoines, pour être là, là, auprès d’eux, sans déranger et sans gêner, mais présent, tout de même, rassurant. Il faut apprendre à s’effacer pour dire une journée disparue, ou écouter un rossignol toute une nuit. Éprouver alors le sentiment d’être présent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Et que la terre tourne plus vite, un court instant.</span></p>
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« Doute B.A.T. »<br />
104 p., 12,00 €</div>
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		<title>Camille Loivier : Joubarbe</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 00:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP 31-5]]></category>
		<category><![CDATA[31-5]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Loivier]]></category>
		<category><![CDATA[Ludovic | Degroote]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Ludovic Degroote Joubarbe désigne une plante qui croît « pour ainsi dire sans soin », résistante et s’adaptant aux environnements pierreux, pourvu qu’il y ait de quoi s’accrocher ; elle a aussi cette capacité de se régénérer aisément : « je tombe et me relève / partout je m’épanouis ». Ce livre retrace en quelque sorte la vie d’une &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5991-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5991-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5991-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5991-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Ludovic Degroote</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5991-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Joubarbe</em> désigne une plante qui croît « pour ainsi dire sans soin », résistante et s’adaptant aux environnements pierreux, pourvu qu’il y ait de quoi s’accrocher ; elle a aussi cette capacité de se régénérer aisément : « je tombe et me relève / partout je m’épanouis ». Ce livre retrace en quelque sorte la vie d’une joubarbe, puisqu’on comprend après un temps que le « je » est celui de cette plante : néanmoins, cette identification n’empêche pas une lecture à deux niveaux : à travers « la solitude des plantes » et « l’existence anodine (...) sans autre objectif que vivre », on entend aussi la voix d’une petite fille qui évoque son enfance comme la joubarbe peut évoquer la sienne au mur d’une petite cour sans lumière autour de laquelle un agencement compliqué de maisons et de boutiques évoque un quartier et un monde aujourd’hui disparus ; la joubarbe trouvera d’autres lieux où continuer à vivre, autrement. À l’image des mains qui prendront soin de cette plante, l’écriture de Camille Loivier prend soin de son poème : son écriture lui permet de montrer la richesse et la complexité des émotions qui la nourrissent.</span></p></div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5991-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
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44 p., 8,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5991-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/DEGROOTE-Loivier.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
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