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	<title>CCP &#187; Algernon Charles Swinburne</title>
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	<description>cahier critique de poésie</description>
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		<title>Algernon Charles Swinburne : Poèmes choisis</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 14:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-5]]></category>
		<category><![CDATA[34-5]]></category>
		<category><![CDATA[Algernon Charles Swinburne]]></category>
		<category><![CDATA[Christian | Travaux]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Christian Travaux Qui donc lit aujourd’hui Swinburne ? Qui donc s’en préoccupe encore, sinon en ayant su, un jour, qu’il fut un nom – pour Mallarmé – poétique, qu’il en fut l’ami, pour qui il écrivit un texte en français, ou que Mallarmé admirait beaucoup son œuvre, et que Maupassant le sauva d’une noyade, &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9779-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9779-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9779-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9779-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Christian Travaux</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9779-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Qui donc lit aujourd’hui Swinburne ? Qui donc s’en préoccupe encore, sinon en ayant su, un jour, qu’il fut un nom – pour Mallarmé – poétique, qu’il en fut l’ami, pour qui il écrivit un texte en français, ou que Mallarmé admirait beaucoup son œuvre, et que Maupassant le sauva d’une noyade, en Normandie, et qu’il retira d’un dîner excentrique, avec ses amis, sa nouvelle « La Main d’écorché » ? Qui, en France, le connaît encore, excepté l’Université, et quelques amateurs choisis ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Sans doute, Swinburne aurait goûté cette discrète célébrité, lui qui, en son temps, fut célèbre, peut-être pour de mauvaises raisons. Dès <em>Atalante à Calydon</em>, en 1865, et par ses <em>Poèmes et Ballades</em>, parus tout aussitôt après, Swinburne fait connaître son nom et son œuvre avec scandale. Accusé d’excentricité, d’un goût pour les débordements érotiques, sadomasochistes, il est, d’emblée taxé d’auteur sulfureux par l’ère victorienne. Et cette aura ne le quittera plus. Même quand il se rangera, plus sage, à une poésie plus formelle, plus classique, moins tourmentée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Car ce qui caractérise les vers de Swinburne, dès le début, c’est cette écriture affolée, aux phrases longues, aux méandres d’où jaillissent, à chaque angle de strophe, des images, un trop plein d’images, une luxuriance d’images, comme une plante à fleurs tropicales. Parfois, quand le phrasé s’allonge, c’est un bondissement perpétuel de métaphores, d’analogies, qui se met en œuvre, laissant place à un monde rêvé, embelli, à un univers transformé, tellurique, fantasmagorique. Et, d’autres fois, la phrase s’allonge tellement, le vers se brise, la rime se maintient en suspens, au centre de deux enjambements, et le chant cherche les sommets.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Swinburne adopte « l’art pour l’art », non pour seulement – comme dit Gautier – que<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 60px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« l’œuvre sort(e) plus belle<br />
D’une forme au travail<br />
Rebelle<br />
Vers, marbre, onyx, émail »<sup>1</sup>,<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">mais pour rendre plutôt le mouvement des éléments, l’eau de la mer, le bruit du vent, et l’air de l’air, avec toute la respiration, l’amplitude du chant, de la voix, et la volupté même des choses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">C’est cela qui a dû frapper, choquer, ses contemporains. Cette façon suave de dire, tout en retardant le moment où l’on dit et où l’on va dire, cette attente inquiète, sensuelle, érotique, presque jouissive, où l’on savoure le fait de dire et d’écrire, par plans successifs d’adjectifs, énumérations, et préliminaires rhétoriques. Ou cet amour, au sens le plus charnel du terme, pour la langue et pour la métrique, pour sa sonorité autant que pour son sens et pour ses mots. Une extase de la parole, qui suit chaque succion de poèmes, murmurés comme autant d’aveux amoureux, que l’on fasse parler Rosamond ou Marie Stuart. Mallarmé ne s’est pas trompé, en reconnaissant en Swinburne un amateur du pur langage, de<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 60px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« cette écume vierge vers<br />
À ne désigner que la coupe »<sup>2</sup>.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Aujourd’hui, il en reste encore – à le lire – toute une inventivité stupéfiante d’images et de sonorités inouïes, toute une production poétique de grand intérêt, dont l’édition Corti rend compte très imparfaitement. Une préface passionnante, certes, mais aucune note, rien, pas une ligne pour expliquer que tel poème n’est qu’un extrait de tragédie, et tel autre une seule partie d’un poème plus long, plus complexe. Rien non plus, éclairant les noms convoqués, ou les allusions énigmatiques fort nombreuses. Cela, à lire, rend plus encore un sens étrange et décadent, qui ne messied pas à Swinburne. Mais le lecteur s’en sent exclu, parfois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Et les textes se referment sur leur énigme et leur beauté.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9779-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9779-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
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<a href="http://www.jose-corti.fr/">Éditions Corti</a><br />
« Domaine Romantique »<br />
176 p., 20,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9779-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-5/TRAVAUX-Swinburne.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9779-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. Théophile Gautier : « L’Art », dans <i>Émaux et Camées</i>, 1852.</p>
<p align= "left">2. Stéphane Mallarmé : « Salut », dans <i>Œuvres complètes</i>, I, « Bibliothèque de la Pléiade », p.4.</p>
</div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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