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	<title>CCP &#187; Yves | Boudier</title>
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	<description>cahier critique de poésie</description>
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		<title>Henri Deluy : Kérosène kitch</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 15:38:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9571-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9571-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9571-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9571-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9571-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">D’emblée, il saute aux yeux qu’un principe d’hospitalité gouverne ce livre, comme quasiment tous les opus de l’œuvre d’Henri Deluy depuis deux décennies, au risque pris de mettre sa propre écriture en rivalité éventuellement douloureuse avec les voix invitées. Son identité de poète est ainsi constamment auto-questionnée au fil des poèmes et des traductions habilement tissés dans la trame du livre. La question du « Qui suis-je ? » est ici placée au cœur de son écriture. Non pas celle de l’homme, du sujet, mais celle du poète dans la traversée des langues et des destinées en conversation avec la mort, jusqu’à l’évocation du refus de la tentation du suicide (« pour ne pas / Céder au désir d’en finir / Et. ») comme ultime recours contre l’autre en soi qui parle continûment, « intime au jour le jour », la disparition que le poème combat en saisissant à la source le langage et les langues qui maintiennent ouvertes les lèvres que la mort va irrémédiablement clore. Alors le doute paraît et une autre question s’impose : « Pourquoi rester mort si longtemps<em> </em>», question formulée, notons-le, sans point d’interrogation, qui n’est jamais, en voici ici la preuve, un point final. Cette anticipation complexe sur son destin propre permet de dépasser l’implacable formule d’un Jude Stéfan « se réveiller mort », et de se rendre capable, dans une vie conçue comme l’interstice quotidien de ses désirs et craintes, de continuer d’écrire, dans un geste lucide comparable, par exemple, à celui qui consiste à prendre conscience que notre corps vit avec nous, tel le poème auquel l’écriture donne conscience et évidence langagières, « Car il n’y a rien derrière les mots, pas de profondeur cachée, (…) rien de cette zone mystère que le poème devrait révéler à lui-même pour y trouver la “poésie” ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Michel de Certeau naguère affirmait qu’il n’y avait de loi qui ne s’inscrivît sur les corps et que le logos se faisait chair, s’incarnait de par ce geste. Par un effet d’analogie en poésie, il conviendrait, pardonnez l’audace, d’étendre ce propos au parcours d’Henri Deluy, soulignant ainsi que chez lui le vers se fait chair, chair de langue dans la traduction et l’invention du poème comme anamnèse du temps vécu, comme incarnation langagière de l’in-connaissance lucide de soi (« Et tout ce que de ma vie / Je suis le seul à connaître. » (…) « Je ne sais qui je suis / Tu es<em> </em>»), en dialogue et rivalité avec le concret du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Ce qui caractérise en profondeur l’écriture d’Henri Deluy tient pour partie dans son questionnement du temps et de l’histoire, plus précisément de l’histoire de l’écriture même du poème en tant que trace diachronique d’une manière d’être au monde en quête de soi. Alternant retournement sur lui-même et prise de distance pudique, hors illusion ou hallucination solipsiste, choisissant d’inscrire dans chaque page des fragments de prose en prélude à chaque poème, comme l’ensemble final (<em>Photo</em>) le montre, Henri Deluy impose, particulièrement en fin de ce volume, une parfaite maîtrise de l’espace nécessairement in-comblé par la fiction en poésie que le poème, lui, creuse et nomme dans l’incertitude d’un sujet en dialogue avec « Sa / Propre / Logique » et sa tristesse native : « Un / Mot / Seul // Une / Phrase / Seule // Tristesse / Seule / Et / Seulement<em> </em>». À cela Juan Gelman répondait que le seul sujet du poème était la poésie, (« tu es / ma seule parole / ne sais / pas ton nom »), affirmation qu’Henri Deluy ne partage vraisemblablement pas… tout en en apportant paradoxalement la preuve dans une écriture qui tente toujours d’échapper à cette heureuse malédiction, « Et aussi faire du poème / Faire du poème tout court ».</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9571-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9571-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
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		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9571-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-9571-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://editions.flammarion.com/" target="_blank">Flammarion</a><br />
« Poésie »<br />
160 p., 16,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9571-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-4/BOUDIER-Deluy.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
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		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Henri Deluy, ici et ailleurs. Une traversée d’Action Poétique</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 15:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-4]]></category>
		<category><![CDATA[34-4]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier « Une histoire de mon histoire », tel est l’incipit d’un entretien qu’Henri Deluy accorda lors d’un séjour à Montréal en 2013 à Julien Lefort-Favreau et Saskia Deluy, peu de temps après la parution du dernier numéro d’Action Poétique (n° 207-210) en 2012, au terme de plus de soixante ans d’un parcours revuiste &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9569-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9569-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9569-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9569-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9569-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« Une histoire de mon histoire », tel est l’incipit d’un entretien qu’Henri Deluy accorda lors d’un séjour à Montréal en 2013 à Julien Lefort-Favreau et Saskia Deluy, peu de temps après la parution du dernier numéro <em>d’Action Poétique</em> (n° 207-210) en 2012, au terme de plus de soixante ans d’un parcours revuiste quasiment unique dans le paysage poétique contemporain. Le lecteur retrouvera là, certes formulé souvent avec de nouvelles nuances, le long récit qu’Henri Deluy aima offrir à plusieurs reprises de cette aventure en poèmes et traductions, depuis le n° 79 de septembre 1979 (25<sup>e</sup> anniversaire de la revue) jusqu’à l’ouvrage de Pascal Boulanger, <em>Une Action poétique de 1950 à aujourd’hui</em> publié chez Flammarion en 1997. Le propos ici se fait plus précis, plus tranchant parfois dans l’évaluation de certaines postures, lucide et proche du repentir lorsque la politique et l’histoire frappent à la porte des souvenirs, mais jamais complaisant ou poli par omissions ou silences complices. Vertu d’une longue vie, en retour réflexif sur elle-même, sans souligner, et rien n’est plus légitime, une certaine satisfaction après-coup d’avoir su tenir pendant tant d’années les conditions d’existence d’une revue qui vit passer en son comité, et plus encore dans ses milliers de pages, certaines des voix les plus marquantes de la seconde moitié poétique et artistique du siècle passé.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Suivent trois textes d’un grand intérêt et de formes différentes. Une étude d’une grande précision portant sur les livres qu’Henri Deluy publie au tournant du siècle, par Anne-Renée Caillé (<em>Là où le passé peut nous mener</em>), une réflexion d’Henri Deluy lui-même sur son rapport à la traduction (« On ne traduit pas des émotions ou des jeux de mots, des sentiments ou des idées, du sens ou des sonorités, on traduit une forme, qui inclut cet ensemble sans lequel la langue et le langage n’existeraient pas »), et un texte de Liliane Giraudon, sous la forme d’une succession de questions, celles que l’on garde en soi jusqu’à les poser dans l’urgence du temps et de l’amour, en forme de portrait du poète et de l’homme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Sans oublier qu’« <em>Action poétique </em>[fut] la seule revue culturelle au monde qui ait publié dans chaque numéro une recette de cuisine », on se penchera alors, et c’est peut-être là pour beaucoup de lecteurs qui privilégieront les poèmes et les traductions l’importance d’un tel ensemble – ce qu’HD ne nierait pas –, sur un choix de poèmes et de textes publiés parmi les 210 numéros de la revue, d’auteurs vivants, morts, traduits ou de langue française, parmi lesquels on rencontrera à la fois Akhmatova, Lopes, Neruda, Stein, Pasolini, Barret, Broda, Perec, Tortel, Giraudon, Mandelstam, Faye, Dupin, Lucebert, Azam, Weinzaepflen ou Elisabeth Roudinesco dont l’adresse à Henri Deluy témoigne à la fois d’une admiration discrète et d’une nostalgie sensible, « celle de la jeunesse et de l’initiation à l’écriture ».</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9569-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9569-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-9569-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left">Sous la direction de Julien Lefort-Favreau et Saskia Deluy<br />
<a href="http://www.letempsdescerises.net/" target="_blank">Le Temps des Cerises</a><br />
« Action Poétique »<br />
240 p., 13,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9569-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-4/BOUDIER-Deluy-actionPoetique.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9569-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left"></p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Pierre Drogi : Ombre attachée – À bouche sanglante</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 00:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-2]]></category>
		<category><![CDATA[34-2]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Drogi]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier Droit de poursuite, donc. Seconde étape d’un même parcours, qui « reprend le lecteur exactement là où l’aura laissé “anomalie”, la dernière section du cycle anémomachia proprement dit, dans le volume précédent ». Déclinée en quatre temps : La Navire, (labiles et suspendues), contrevoix, avec les (deux) égarés. Un livre vitrail, à tous les &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9158-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9158-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9158-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9158-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9158-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Droit de poursuite, donc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Seconde étape d’un même parcours, qui « reprend le lecteur exactement là où l’aura laissé “anomalie”, la dernière section du cycle<em> anémomachia </em>proprement dit, dans le volume précédent<em> </em>». Déclinée en quatre temps : <em>La Navire</em>, <em>(labiles et suspendues)</em>, <em>contrevoix</em>, <em>avec les (deux) égarés</em>. Un livre vitrail, à tous les sens du terme, jeux de lumières et captation, en un resserrement de fragments en mosaïque, d’éléments issus de l’ombre « attachée » aux lueurs que chaque poème à la fois éparpille et contient. Le cadre impose un creusement des douleurs, une épellation des violences du monde qui imposent au sujet écrivant d’aller aux confins de son expérience des limites : celles de la langue à travers la querelle des pronoms, des modalités d’interpellation, des polarités d’un dialogue qui interroge, avant même de tenir parole, la légitimité du singulier face au pluriel, de l’impératif querellant le déclaratif, de l’aveu face et contre le silence. Au cœur d’un bestiaire cher au poète, chaque animal(e), chaque plante, subit, combat, s’arrache à une identité sienne et métaphorique, convoque en sursaut l’énergie qui la sauve de ce que ni la nature, ni l’écriture, ne peuvent lui offrir dans sa course pour échapper à l’immobilité des signifiants qui lui donnent corps éphémère sous les yeux troublés d’un lecteur complice de leur destin, « Entre déterminisme et liberté ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le ton est grave. « fuyez colombes je nourris les corbeaux ! » écrit le poète qui interroge et répète « dans quelle épiphanie charbonne la voix ? », quelques pages avant ce quasi-art poétique de l’intime : « en avant de sa parole chacun douceur dépose ou scelle / un acte ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Au seuil de l’usage, forme d’imploration, de l’interronégatif qui tente de dénouer le drame généralisé : « y a-t-il pas là-bas des / espaces pour la joie ? / ou silence ? », Pierre Drogi fouille la langue, la creuse « rauquement, (…) fringille, (…) ennoirci, (…) mêlure, (…) tortillaison<em> </em>», avec autant de mots qui lui sont propres et qui deviennent nôtres, ainsi offerts par le poème à l’affut de lui-même pour déjouer toute tentation esthétisante ou d’un inutile lyrisme. </span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9158-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9158-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-9158-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.editions-lanskine.fr/" target="_blank">Lanskine</a><br />
64 p., 12,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9158-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-2/BOUDIER-Drogi.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Esther Tellermann : Éternité à coudre</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 00:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-2]]></category>
		<category><![CDATA[34-2]]></category>
		<category><![CDATA[Esther Tellermann]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier Esther Tellermann porte en elle une vision, une vision rétrospective aussi bien que divinatoire. Chaque ensemble de ses poèmes donne un corps écrit au corps (de) pensé(e), à l’intime qui hante le poète au jour le jour, celui de la marque originelle de la mort portée à l’homme par lui-même sur &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9160-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9160-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9160-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9160-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9160-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Esther Tellermann porte en elle une vision, une vision rétrospective aussi bien que divinatoire. Chaque ensemble de ses poèmes donne un corps écrit au corps (de) pensé(e), à l’intime qui hante le poète au jour le jour, celui de la marque originelle de la mort portée à l’homme par lui-même sur lui-même. Lorsque le réel le plus violent l’emporte sur les seules images de l’horreur contenues, retenues par la mythologie et la parole légendaire, lorsqu’au contraire le passage aux actes recouvre la terre du voile noir de la barbarie, celui des « fournaises », il n’est que le poème (leçon de Celan<sup>1</sup>) pour retracer et reconstruire « un peu d’horizon », pied à pied, vers après vers, redonner aux « alphabets<em> </em>» le pouvoir de nommer « l’églantier » et le monde, les « éclats de jour », « les espaces / les suspens / du rêve », « le sacrifice du signe », les conditions de la lumière. C’est la mission répétée, la re-prise par le poète, sa lisière d’écriture : recoudre les frontières, ressaisir l’humain où la jointure entre les êtres tisse le lien d’amour, redonne place au désir, ouvre la traversée des douleurs et du jouir en balance.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Ainsi, recoudre, repriser, instruire le retour du geste, de la geste. Le poème re-prise, saisi par la pulsion de re-faire, du re-prendre pour réparer. Il « mâche<em> </em>» les mots qui portent le préfixe de la répétition et imposent au <em>je</em> de gouverner son verbe au passé simple, point sur la ligne du temps, borne à chaque fois de cette reprise qui, elle, s’inscrit dans l’espace répétitif de l’imparfait et du pluriel. Dialectique ordinaire du récit dans le discours, propre à <em>dé-signer</em>, comme pour sortir du signe, l’irréductible de la douleur humaine, hâter hors de l’écriture fidèle à la norme grammaticale, la tenue d’une parole qui sait qu’en bouche se <em>mâche</em> la matière sonore de l’adresse vive à l’autre, poème phonème, poème vif aux coupes d’une forme disséminée dans la page : le vers, tranché-tranchant de fer aux bords mortels émoussés et retournés vers l’inoffensive passivité de la disparition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Ainsi, le poème crée-t-il la possibilité d’une rencontre, celle des pronoms, jusqu’à majusculer le féminin, <em>Elle</em>, pour affirmer l’autorité d’une parole de conviction, d’adhésion de l’autre à son destin éphémère d’amant, « où s’absente / le souffle<em> </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Les spectres s’éloignent, se dissimulent derrière l’écran de la vie qui reprend, consciente d’un déchirement toujours possible de cette paroi de langage dressée contre « le mourir ». Comme mise en sac, étouffée et muette pour un temps que toute prochaine mise à sac risque de réveiller. On ne peut mieux dire l’absolue nécessité de la veille, ronde de nuit permanente pour aller vers « l<em>’azur</em> », les jours en humanité vécus et inséminés par le poème. La chair devenue cendre renaît-elle ainsi sous le sceau de l’amour. Êtes-<em>vous</em> prêts ?</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 60px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Je voulais une</em></span><br />
<em><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Éternité à coudre<br />
</span></em><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>À nos deux noms</em><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">écrivait Esther Tellermann dans <em>Le Troisième</em>, publié en 2014 chez le même éditeur. Elle soulignait qu’il y avait alors un autre livre en son cœur. Aujourd’hui, ces pages, toujours non foliotées, comme flot d’une source inépuisable, donnent suite à une œuvre au pur parcours endoréique.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9160-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9160-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
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</div>
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96 p., 17,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9160-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-2/BOUDIER-Tellermann.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9160-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. Paul Celan, <i>Contrainte de lumière</i>, Belin, « L’extrême contemporain », 1989.</p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Revue des revues</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Mar 2017 00:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #33-5]]></category>
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		<category><![CDATA[Arpa]]></category>
		<category><![CDATA[Celebrity Cafe]]></category>
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		<category><![CDATA[Place de la Sorbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Pli]]></category>
		<category><![CDATA[Slot]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier PLI D’un format classique et d’une esthétique volontairement sobre, cette revue est le fruit du travail de l’association Pli (soutenue par la région Pays-de-la-Loire). Elle accueille une vingtaine de contributeurs, aux écritures diversifiées, ainsi que des photographies et travaux plastiques. Description fort classique certes, mais les surprises nous attendent dès l’ouverture &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-8699-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8699-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8699-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-8699-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>PLI</em></strong></span><br />
<a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-pli-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8766" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-pli-RdR-217x300.jpg" alt="BOUDIER-pli-RdR" width="173" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">D’un format classique et d’une esthétique volontairement sobre, cette revue est le fruit du travail de l’association <em>Pli</em> (soutenue par la région Pays-de-la-Loire). Elle accueille une vingtaine de contributeurs, aux écritures diversifiées, ainsi que des photographies et travaux plastiques. Description fort classique certes, mais les surprises nous attendent dès l’ouverture du numéro et à la fois l’audace, la liberté du ton d’une réflexion poétique-politique sans souci d’unanimité ou de la moindre concession nous saisissent dans une forte et pertinente continuité avec la livraison précédente (février-mai 2016) qui, elle, ouvrait ce chantier attentif à ce « Quelque chose en train de naître (…) Le monde ou rien (…) dans une société “au bout du rouleau” » dans laquelle « Tout doit être jeté dans le bouleversement passionné de cet ordre finissant. Il [serait] grand temps de repartir à l’assaut du ciel ». Ainsi, sur ce terrain se joue la rencontre excitante d’une parole politique héritière sans fascination d’un situationnisme bien pensé et revisité avec la puissance polymorphe du geste et de l’acte artistique et poétique. Cette articulation qui fut, rappelons-le, la pierre de touche dans le passé de revues comme <em>Change</em> ou <em>Action poétique</em>, revient en force et interroge de nouveau les leurres contemporains qui tentent de nous convaincre que nous serions dans un au-delà de cette problématique essentielle qui lie Histoire et écritures. Et, à rebours de revues contemporaines qui ont choisi formellement de mettre en scène ces lignes de ruptures, ces clivages et ces bouleversements sociaux avec une maquette exubérante et des contenus de lecture se voulant un détournement des codes du capitalisme culturel sans toujours parvenir à s’en détacher, <em>Pli</em> fait le choix d’une forme sans excès et au fond respectueuse des questionnements du lecteur. Les effets éventuellement surprenants, voire violents, produits par les textes et les images elles-mêmes et plus encore par leurs rapprochements parfois inattendus, tant dans les contenus que dans les formes, sont d’autant plus forts que se déroulant dans un espace apparemment apaisé. Ainsi, depuis l’important cahier spécial de vingt-cinq pages consacré aux poèmes de Michele Zaffarano (<em>Todenstrieb</em>), depuis les photographies du Groupe Rembrunir, le travail iconique de Patrick Mosconi (<em>Misère des Baby-boomers</em>) du numéro précédent, nous poursuivons le parcours critique de ce « projectile littéral » avec, par exemple, Jean-Marie Gleize, Liliane Giraudon, Mohamed Ben Mustapha, Luc Bénazet, Julien Blaine, Virginie Lalucq, Esther Salmona, Claude Favre, Jérôme Bertin ou Vannina Maestri, tous dans le sillage de la dernière ligne de la page quatre : « Le Parti Imaginaire sera dès lors la <em>forme d’apparition</em> du prolétariat », que l’on se permettra de transformer en « poétariat ». Le détournement graphique de plusieurs célèbres <em>Gueux</em> (Jacques Callot, 1622) effectué par Erwan Keruzoré confirme ce qui fonde les parti-pris de cette revue fort intéressante, soucieuse assurément de décliner et d’interroger les plis passés et contemporains de notre histoire politico-poétique.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Place de la Sorbonne</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-placedelaSorbonne-RdR_2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8782" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-placedelaSorbonne-RdR_2-186x300.jpg" alt="BOUDIER-placedelaSorbonne-RdR_2" width="173" height="279" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">L’extrême sobriété de la conception graphique de cette revue met en pages avec un profond respect les différentes contributions qui obéissent à un sommaire lui-même très précis. De l’éditorial à l’index final, on croise un invité (Michel Murat, dont la lucidité critique est en l’occurrence remarquable), on se fait témoin d’un entretien avec un « chercheur de trésors littéraires » (Antoine Jaccottet, éditions Le Bruit du temps), on retrouve ou découvre treize poètes de langue française (parmi lesquels Willliam Cliff, Jacques Demarcq, Pierre Dhainaut, Juliette Perrin-Chevreul… riche alternance d’auteurs aux écritures peu comparables – c’est là l’une des richesses de l’ensemble –), puis on entre dans le labyrinthe des langues du monde avec six poètes, l’argentin Arnaldo Calveyra, l’équatorien Mario Campaña, les autrichiens Reinhard Priessnitz et Andreas Unterweger, l’allemande Ginka Steinwachs et le slovène Tomaz Salamun. Le travail des traducteurs, par exemple celui en miroir de Christian Prigent et Alain Jadot, justifie parfaitement la publication bilingue des poèmes.</span><br />
<span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Les rubriques <em>Contrepoints</em>, <em>Vis-à-vis</em> et <em>Échos</em> nous offrent, parmi d’autres, un texte de James Sacré « sur » une toile de Mustapha Belkouch, des poèmes d’Yves Broussard, une étude orphique d’Irène Gayraud ou un texte très étonnant d’Alain Frontier, <em>La Mer d’Iroise</em>. Enfin, avant les pages de comptes-rendus, on s’arrêtera avec émotion <em>De l’autre côté du miroir</em> sur les textes précis et sensibles en hommage à Gilbert Baqué, Jean Joubert (Pierre Maubé), Claude Michel Cluny (Jean-Yves Masson), Bernard Heidsieck (Jean-Pierre Bobillot), Denis Roche (Jean-Marie Gleize) et Tomas Tranströmer (Svante Svahnström). « Orphée vient de mourir. Une nouvelle fois. Il renaîtra donc, comme le veut la légende, si profonde, mais il n’aura plus jamais ce visage. Chaque poète digne de ce nom est Orphée » : ainsi l’écrit avec pertinence Jean-Yves Masson pour saluer Claude Michel Cluny. Le propos nous convient, dans sa justesse et son optimisme.</span><br />
<span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">En peu de numéros somme toute, six, <em>Place de la Sorbonne</em> a trouvé son rythme et sa place dans la galaxie des revues, avec en son cœur un cahier de photographies « livresques » d’Yves Muller : « le livre est mon sujet de prédilection parce qu’il partage avec la photographie cette folle ambition d’arrêter le temps ». Vertu de la poésie ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Slot</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-Slot-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8767" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-Slot-RdR-204x300.jpg" alt="BOUDIER-Slot-RdR" width="173" height="254" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Éditée par Luc Bénazet, ce double A4 plié-encarté est une revue suédoise « mensuelle qui paraît en automne. Au printemps, <em>Slot</em> paraît en français ». Cette livraison printanière nous présente, entre deux captures d’écran (titre et générique), le relevé des sous-titres du film <em>Palio Sam Noge,</em> <em>I burnt legs</em>, réalisé par Srdjan Vuletic en 1993, texte écrit en anglais. Question de distance intime, travaillée par la violence des corps amputés qui à leur tour amputent le regard que l’on porte sur un monde en guerre. Comment faire « a firm, big snowball » lorsqu’une main manque ? Que sait-on du contenu d’un sac sortant du bloc opératoire ? Comment savoir, à travers la distance qui nous sépare des corps à l’image TV, s’ils sont « alive, or dead or wonded, bleeding ». « Every person has become a / closed entity onto itself. / So, when did I first notice / that Ive become insensitive ? »</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>de(s)générations</em></strong></span></p>
<p><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-desgeneration-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8760" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-desgeneration-RdR-229x300.jpg" alt="BOUDIER-desgeneration-RdR" width="173" height="226" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Extraits de l’édito : « … Car il y a bien un moment où l’on ne peut plus croire ce qu’on nous raconte et où l’on ne veut plus être parlé par ces gens [droite / gauche]. Et c’est, en réalité, un moment heureux puisque nous devons alors compter sur nos propres capacités pour définir le monde. (…) Ce faisant, nous pourrons partager d’autres évidences en commençant simplement par dire ce à quoi nous tenons. » Propos relayés par ce quatrain de Baudelaire cité par Julien Coupat &amp; Eric Hazan, « Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent / Pour partir, cœurs légers, semblables aux ballons / De leur fatalité jamais ils ne s’écartent, / Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons ! », véritable art poétique devenant art politique, comme en témoigne Manuel Joseph avec <em>Mais c’est fini, ça. c’est fini</em>, poème coup de poing lyrique et lucidement désabusé, brassant les événements selon la rétro-perspective ouverte par Alain Badiou dans <em>Notre mal vient de plus loin</em> (2016). On le comprend, un chantier s’ouvre qui tente un dépassement critique et radical des analyses fertiles de Jacques Rancière de la notion de démocratie. Faire le deuil de la politique dite classique, renforcer le courant qui est appelé « l’ultra-gauche » ? Les moyens sont modestes, les auteurs de ce n° 25 en conviennent, mais ils ont la qualité de ce qui fait encore défaut en actes, une réelle capacité d’épellation historique et critique des temps proches qui nous ont conduits dans l’impasse contemporaine, la force d’interroger, par exemple avec le travail iconographique de Nicolas Daubanes et Guillaume Greff, la solitude désespérée et désespérante des espaces urbains, quasi-figurations ordinaires des nœuds carcéraux qui nouent et étouffent nos sociétés post-modernes. Il n’est que de lire les <em>Lettres de prison</em> de Rosa Luxemburg commentée ici par Alexandre Costanzo, ou le texte de Véronique Bergen, <em>Paroles de Roms</em>, pour en faire à son tour l’expérience et « se mettre au boulot », pour citer Philippe Roux.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Celebrity Cafe</em></strong></span></p>
<p><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-CelebrityCafe-RdR_2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8783" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-CelebrityCafe-RdR_2.jpg" alt="BOUDIER-CelebrityCafe-RdR_2" width="173" height="229" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">La rédaction présente le travail de cette épaisse et belle revue selon l’axe suivant : « La revue se veut le témoin d’un déplacement du contexte littéraire depuis l’apparition d’autres technologies de transmission du savoir que celle, exclusive, de l’imprimerie. La revue <em>Celebrity Cafe</em> sur papier est dans le prolongement et en remplacement de la revue sur support numérique <em>Son@rt</em> à cause de l’obsolescence accélérée des technologies. (…) Revue qui va dans le sens de cette transparence du monde vers une écriture qui sort du tout-typographique, du tout-littéraire, privilégiant l’usage de la capture d’écran, donc un mélange typographie / images dans la suite de la Poésie visuelle, en utilisant toutes les démarches que permettent les nouvelles technologies de l’ordinateur et du réseau ».<br />
Les quelque quatre cents pages qui suivent cette déclaration d’intention proposent un très grand nombre d’exemples, d’analyses critiques, d’entretiens, de synthèses, d’images, d’actions qui toutes confirment, renforcent et souvent orientent vers un dépassement prometteur les fondements de chaque démarche. Quarante-quatre « signatures » patrimoniales aussi bien qu’extrême-contemporaines constituent ce volume, dont de nombreuses problématiques obéissent à l’actualité des effets d’œuvres du passé (Raoul Hausmann en échanges épistolaires avec Pierre Garnier, Ezra Pound dont on découvre la correspondance inédite avec Kitasono Katué) sur les écritures et les créations d’aujourd’hui, telles celles de Philippe Boisnard, Sylviane Gouirand, Nicole Caligaris, Rudiaga Cadoni, Michel Giroud, Pierre Tillman ou de Jacques Demarcq. Jacques Donguy et Jean-François Bory sont très largement à l’ouvrage dans ce numéro dont ils sont les concepteurs, les porteurs. La qualité et l’originalité des différents entretiens qu’ils ont conduits avec, par exemple, Bernard Aubertin, Pierre Mariétan, donnent à réfléchir sur les outils polymorphes de la création contemporaine. Parallèlement, Eduardo Kac converse longuement avec Wlademir Dias-Pino, poète artiste né à Rio de Janeiro en 1927, qui passe ici en revue « une vie entière consacrée à la subversion du <em>statu quo</em> et à la création sans limites » dans un long et très riche entretien traduit du portugais par Jacques Donguy,<em> De la poésie concrète au poème / processus</em>. Sans reprendre souffle, on enchaîne avec une étude historique et critique du <em>Mouvement d’Art Porno, 1980-1982, une avant-garde brésilienne</em>, du même Eduardo Kac qui en fut l’instigateur et qui conclut en soulignant combien aujourd’hui « la relation entre pornographie, esthétique et politique a considérablement changé depuis la fin du Mouvement en 1982 ».<br />
Par ailleurs, on découvrira les pages consacrées à l’ouverture d’un nouvel espace, <em>Le Lieu des Idiotes</em>, avec à sa suite les photographies de <em>Visons Tempoème</em> de Sarah Cassenti, saisies lors d’une récente performance au <em>Générateur</em> de Gentilly.<br />
En presque clôture de ce numéro roboratif, avant l’ensemble très rythmé rassemblé par Jean-François Bory, <em>Archives et documents, 1969 et années suivantes</em>, on lira plusieurs fragments inédits de Walter Benjamin, issus de brouillons accompagnant trois textes publiés chez Christian Bourgois en 1998. Ainsi, dans <em>Le bon écrivain</em> : « Le don d’un bon écrivain, c’est qu’il procure à la pensée, par son style, le spectacle d’un corps intelligemment entraîné. Il ne dit jamais plus qu’il n’a pensé. Écrire tourne ainsi, non pas à son bénéfice, mais au seul bénéfice de ce qu’il veut dire ».<br />
À méditer.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Faire part</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-fairePart-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8762" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-fairePart-RdR-287x300.jpg" alt="BOUDIER-fairePart-RdR" width="173" height="181" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Quarante-cinq collaborations sous forme d’entretiens, de souvenirs, d’analyses, de témoignages, de poèmes adressés, de photographies, de dessins…, pour évoquer, valoriser, replacer dans leurs contextes passés l’héritage poétique de Gil Jouanard, toujours actif dans le compagnonnage de Pierre Michon ou de Jean-Loup Trassard ou dans la postérité d’un Julien Gracq, voire d’un Nicolas Bouvier jamais nommé mais souvent présent en filigrane. Voici le cœur polymorphe de ce numéro monographique, précédé d’une douzaine de textes de l’auteur invité et conclu par une autobiographie, <em>L’enfant au carré d’herbe</em>, dans laquelle l’évocation des racines géographiques, historiques, littéraires et politiques se mêlent à un discret règlement sans amertume de quelques comptes au fil d’une vie en littérature et animation d’institutions culturelles. Pour comprendre le parti-pris de ce numéro, il faut regarder les pages 26 et 27, en vis-à-vis, l’une présentant le célèbre tableau de Caspar David Friedrich (<em>Le voyageur contemplant une mer de nuages</em>, 1818), l’autre une photo en pied de Gil Jouanard, non pas appuyé sur son bâton de marche mais l’épaule épousant le montant d’une bibliothèque. L’un nous tourne le dos, (qui est-il, sinon l’avatar en négatif de nous-mêmes qui regardons le tableau ?), l’autre, le poète, nous souriant droit dans les yeux, nous offrant, fidèle à son écriture, « une mnémo-poésie de l’instant » comme l’écrivent les acteurs de la revue.<br />
Si James Sacré remercie chaleureusement Gil Jouanard, « Oui, ses livres nous emmènent toujours dans une marche au bord du monde, au bord des choses, une marche à la fois active et pensive », Jacques Réda joue de l’anagramme (<em>Il joua grand</em>) et souligne son art « d’épingler l’instant ». Bernard Plossu offre une superbe suite photographique traversant quelques villes du sud tandis qu’Astrid Waliszek, en écho quasiment à ces superbes images, affirme qu’il y a dans l’écriture de Gil Jouanard « la légèreté de l’extraterritorialité, la grâce de ceux qui entrent dans la langue de biais, le jeu d’un entre-deux mondes […] quand il n’est que de ce léger étêtement pour devenir la vivante nappe de brume qu’il décrit, la goutte de pluie qu’il retient dans sa main, les notes de Schubert s’égrainant. » Ainsi se conjuguent sans s’opposer les interventions d’amis, de lecteurs et de peintres. Certains évoquent une dette, un souvenir marquant, d’autres apportent comme chacun d’eux sa pierre sur le cairn, un poème, une image. Ludovic Janvier quant à lui questionne, pose sous les yeux et la voix de Gil Jouanard une série de mots, l’occasion d’affirmer des passions, des méfiances et quelques détestations. Et, pour faire une pause émouvante, il convient d’entrer dans la suite de dessins (<em>Encre de Chine et cire sur papier</em>, 2015) de Jean-Gilles Badaire. Puis, reprendre le parcours, s’entretenir avec l’auteur par l’entremise de Jean-Gabriel Cosculluela, « Un instant vécu avec intensité suffit à ensemencer le terreau de mon présent », et revenir à cette autre dimension de Gil Jouanard, engagé en amitié et en politique aux côtés de René Char dans le combat autour du plateau d’Albion, ou revenir vers l’infatigable créateur de lieux et d’institutions culturelles dont l’héritage n’est contesté par personne et sert de modèle aux acteurs d’aujourd’hui. Enfin, mais c’est un choix parmi d’autres contributions, lire le commentaire précis et profond de Gil Jouanard lui-même sur les peintures d’Alain Pontecorvo : « Ce qu’il peint existe et c’est de l’existence qu’il s’agit, plutôt que de l’apparence ». On pourrait prolonger en parodiant, « ce qu’il écrit existe… » et reprendre avec lui ses propos : « M’être dit mes quatre vérités m’aura largement suffi ».</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Jef Klak</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-JefKlak-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8764" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-JefKlak-RdR-203x300.jpg" alt="BOUDIER-JefKlak-RdR" width="173" height="256" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">L’ambition de ce projet se donne pour but d’aller au bout de la comptine <em>Trois p’tits chats</em>. Après donc <em>Marabout </em>et<em> Bout d’ficelle</em>, voici <em>Selle de ch’val</em>. Quelques explications : Jef Klak, androgyne végane et marqué(e) par une enfance qui le / la conduit aujourd’hui à mener « des actions de sabotage contre la vivisection », il-elle « aimerait bien être une mésange pour s’envoler de sa chienne de vie ». Les comptines occupent une place privilégiée sûrement dans son histoire, ainsi que l’art de la liste. Par exemple, dès le seuil de la revue, le lecteur est conduit à « rayer la mention inutile ». La ligne éditoriale est-elle « postmoderne, révolutionnaire, libertaire, anti-industrielle, anarchiste, communiste, oulipienne, surréaliste, intersectionnelle, queer, décoloniale », à défaut d’être « courbe » ?</span><br />
<span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">La réponse, au terme de la lecture de cette livraison foisonnante, n’en sera que plus difficile, plus complexe encore tant les propositions et les pistes sont abondantes, différenciées et souvent heureusement déroutantes. Le principe qui gouverne ce travail (mais peut-on parler de principe en l’occurrence ?) est l’apposition, la mise en coprésence de textes, d’images, de photographies qui jouent de l’alliance et / ou de l’opposition, à la fois dans les choix tant esthétiques et iconographiques que formels ou poétiques. Partagée en deux parties, l’une « Thème selle de ch’val–Brider / Débrider », l’autre « Hors thème », il vous faudra prévoir de prendre votre temps pour parcourir cet ensemble inattendu qui nous présente, en plus de quarante-cinq contributions et sans compter les nombreuses pages d’images, d’illustrations ou de cahiers photos, une approche critique documentée et souvent audacieuse des bonheurs et des affres de notre cohabitation avec les animaux, « compagnons de vie, collègues de travail, marchandises, matières à penser » qui partagent notre monde. « Sans se caresser dans le sens du poil, Jef Klak s’est reposé la question de ses rapports avec les bêtes : contraindre ou libérer, enfermer ou contempler, brider ou débrider ? De quoi questionner d’autres relations – de pouvoir, d’amour ou de communauté. » En effet, des confessions d’un écailleur d’huîtres soumis à des conditions de travail pénibles à un article soulignant les effets positifs des SDF sur le dressage des chiens en particulier, la revue nous étonne par sa capacité à attirer notre regard sur des situations de notre quotidien qui pour la plupart passent inaperçues dans nos villes. Parallèlement à la lecture de témoignages ou de textes de réflexion, celui de Jean-Christophe Bailly par exemple, « Contre l’animalité », ou celui de Thierry Hoquet, « Les affinités éclectiques. Variations autour de la notion de zoophilie », ou encore celle des pages d’Aurélien Leif à propos des <em>Trois métamorphoses</em>, premier des discours de Zarathoustra, on appréciera la pertinence de l’iconographie polymorphe qui voisine avec la part écrite du volume, en particulier les photos de George Shiras, de Pieter Hugo, celles de Frédéric Fontenoy ou celles de Mathieu Pernot, <em>Les hurleurs</em>, qui témoignent au cœur de l’entretien de Clémence Durand et Ferdinand Cazalis avec Stéphane Mercurio et Chantal Vasnier sur les familles de détenus, « Il n’y a que l’amour qui nous fait venir dans les parloirs ».</span><br />
<span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Enfin, pages 266 à 269, trente-neuf strophes, du haïku à la séquence lyrique, <em>Koimésis</em>, fragments hellènes par Luvan, suivies de cet extrait de Jorge Roque (traduit de la revue portugaise <em>Cäo Celeste</em> n° 6 par Mickaël Correia) qui à mes yeux qualifie assez bien l’esprit de <em>Jef Klak</em><em> </em>: «  Je n’ai jamais compris la distinction entre la poésie du réel et une autre, qui serait indistincte ou je ne sais quoi (la poésie des mots ? des processus poétiques d’écriture ? de l’équivoque musicalité de la langue ?). Ceci étant dit, vous ne serez pas surpris que je dise que la poésie du réel est, tout au moins dans ce que je parviens à en saisir, la poésie réelle. Le reste n’est que poésie de la poésie, ce qui n’est intégralement, rituellement, excessivement, trompeusement, rien. » Radical.</span><br />
<span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Enfin, glissez dans votre lecteur cd « <em>Pour qui chante le coq</em><em> </em><em>?</em> », du « groupité son », collectif d’auteur.e.s-réalisateur.rice.s, pièce unique sonore construite au fil des mois de création de <em>Selle de ch’val</em>. « Foi d’shérif, c’rodeo collectif, on l’a fait ! »</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>fondcommun</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-fondcommun-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8763" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-fondcommun-RdR-300x227.jpg" alt="BOUDIER-fondcommun-RdR" width="228" height="173" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Ce numéro « Dossier zéro » est le produit d’une carte blanche confiée à Arnaud Vasseux et, comme les précédentes livraisons, il a été réalisé collectivement à Marseille, avec le soutien d’institutions, de souscripteurs complété par celui d’une vingtaine d’auteurs, éditeurs ou artistes. Grand format (24 x 32), monochrome noir et blanc, inversement folioté belles pages paires, ce cahier à la double agrafe de type calendrier propose, page à page, une alternance de documents iconiques (dessins, photos, œuvres plastiques) et de textes, tant patrimoniaux que de création. Ainsi, sur ce concept ( ?), le « zéro », on retrouve par exemple Italo Calvino, Georges Ifrah, Jean Vigo, Edmond Jabès, Christophe Tarkos, Guattari et Deleuze, Jean Eustache, Kazimir Malevitch, Raymond Depardon, Patrick Tosani, Ghérasim Luca, Henry Miller, Samuel Beckett, Henri Cartier-Bresson, Roland Barthes, Charles Péguy, aux côtés d’Arnaud Vasseux ou Jean-Luc Moulène. Approches mathématique, poétique, psychanalytique, plastique, théorique et textuelle au sens large.<br />
Ces quelques noms, extraits d’un riche sommaire habilement présenté en deux bandes verticales étroites et autonomes en pages 2 et 3 de couverture, donnent le ton et la volonté esthétique et / ou politique de <em>fondcommun</em>, dont on comprend alors parfaitement le pourquoi du titre : un seul exemple, celui du texte de Péguy, très inattendu dans sa syntaxe et son contenu qui, pour ma part, m’a renvoyé à l’écriture d’un Jean-Luc Parant, absent certes de ce numéro, mais comme activé dans notre mémoire littéraire collective. Ainsi l’œuvre de Marcel Duchamp page 37, <em>moulage sur nature d’un sexe glabre féminin</em>, nous renvoie elle aussi rétroactivement cette fois au passé le plus lointain des figurations pariétales. Ce va-et-vient de traces des cultures mises en regard les unes des autres sur le support papier et fictivement dans l’œil et l’esprit du lecteur, est le battement de cœur de cet <em>organe de presse problématique</em>, qui pour paraphraser l’adjectif, problématise l’art de la rencontre et tisse ainsi les liens qui découvrent les fondements de nos histoires ou de nos querelles communes. Le <em>zéro</em> de la sorte s’avère être l’espace dont la vacance autorise les alliances les plus fertiles.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Arpa</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-arpa-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8758" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-arpa-RdR-224x300.jpg" alt="BOUDIER-arpa-RdR" width="173" height="231" /></a></p>
<p><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Sise à Clermont-Ferrand, cette revue (sur abonnement) n’est ni régionale, ni sectaire. Dans une tradition plutôt classique, représentée par le notable attachement de Gérard Bocholier, Jean-Pierre Farines ou Colette Minois à offrir un espace ouvert, <em>Arpa</em> poursuit résolument son chemin et accueille des écritures poétiques demeurées sensibles à une conception humaniste de la littérature et attachées à l’usage d’une poétique marquée par un lexique renvoyant à la présence de la nature dans ses manifestations propres ou repérables sous tel ou tel choix esthétique et langagier des poèmes publiés. Quelque vingt-cinq poètes se partagent ces pages où la sobriété de la maquette s’enrichit de plusieurs dessins de Dominique Barrot.<br />
À noter dans ce n° 118 une lecture par Jean-Marc Sourdillon de <em>Poèmes d’après </em>de Cécile A. Holdban (Arfuyen, 2016), « Quelque chose bondit », évoquant « quelque chose de rilkéen, (…) le Rilke des roses des poèmes français, peut-être ou comme en écho du Weltinnenraum, “l’espace intérieur du monde” », en écho par exemple au poème ici de Brigitte Donat, <em>L’espace d’un pas</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Europe</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-Europe-RdR.jpg"><img class="aligncenter wp-image-8784" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/uploads/2017/03/BOUDIER-Europe-RdR-185x300.jpg" alt="Mise en page 1" width="173" height="281" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Outre les <em>Chroniques</em> régulières et les <em>Notes de lecture</em>, ce numéro se partage en deux grands dossiers, l’un consacré à Paul Celan, l’autre, de création, <em>Longévité</em>, pour commémorer l’année des quatre-vingt-dix ans de Michel Butor, rassemblant à l’initiative du poète lui-même sept contributions aussi bien de Keats et de Leopardi que d’amis contemporains, Le Clézio, Bernard Noël, Vahé Godel, Jean Roudaut et Frédéric-Yves Jeannet. Bernard Plossu est présent avec deux photographies, et un texte inédit de Butor lui-même sur un tableau de Miquel Barceló clôt cet ensemble anniversaire où les thèmes du temps, de l’altérité, des frontières, de l’humour et de la bibliothèque se croisent et renforcent une question latente : « Combien de temps me reste-t-il / bien malin qui pourrait le dire ». La réponse, brutale, fut donnée le 28 août 2016, alors que ce volume sortait des presses.<br />
Les quelque deux cent quarante pages consacrées à l’œuvre de Paul Celan ne peuvent que retenir au plus haut point notre attention. En effet, nous retrouvons là à la fois des lectures et des analyses particulièrement pertinentes sur la poésie de Paul Celan et plusieurs contributions qui reviennent sur un épisode important du parcours humain et poétique du poète, celui de ses rencontres avec Martin Heidegger (à Fribourg, puis à Todtnauberg) desquelles il espérait, sans le demander explicitement, des réponses à la question profonde du rapport du philosophe à la Shoah. Comprenons bien à la lumière aujourd’hui des éléments apportés par la publication récente (2014-15) des « Réflexions (Überlegungen) » contenues dans les <em>Cahiers noirs</em> (écrits entre 1931 et 1948) que Paul Celan ignorait les prises de position politiques et antisémites du philosophe durant cette période tragique de l’histoire, ce qui rend d’autant plus profonde la prémonition du poète qui attendait de lui autre chose que son retour et son acharnement à ne parler que du « fétichisme philosophique du poème », selon les mots d’Alain Badiou (1989). Au-delà des pages essentielles écrites naguère sur le sens de cette visite de juillet 1967 à Todtnauberg par Jean Bollack (2006), Peter Trawny nous livre une lecture et une interprétation très convaincante et émouvante de cet épisode. Lorsque l’on fait le parallèle entre ce que le texte des « Réflexions » révèle des propos d’Heidegger (« Il faudrait demander ce qui fonde la prédisposition particulière de la juiverie pour la criminalité planétaire ») et le questionnement de Paul Celan, on mesure combien « Heidegger néglige l’exigence morale face à la Shoah (…) [méconnaissant] ainsi le fait que la Shoah est un événement qui fait apparaître la dimension abyssale de la normalité du “même” ». Peter Trawny ajoute à son analyse ces mots de Gerhart Baumannn (1986) : « Le douloureux chemin de la “Fugue de mort” à “Todtnauberg”, combien de fois Celan a-t-il pu le parcourir, sans atteindre son but ? » avant de conclure : «  La topographie poétique [de Paul Celan] demeure intacte, malgré le silence de Heidegger. Le poème le dépasse. »<br />
La lecture de ce dossier d’importance, qui complète de manière entièrement nouvelle le précédent numéro qu’<em>Europe</em> avait consacré il y a quinze ans à Paul Celan, se poursuivra, sous la conduite éclairante de Danielle Cohen-Lévinas, avec la lecture d’un entretien que Martine Broda lui avait accordé en 2003, dont le titre reprend les derniers mots de la poète, « Rien n’illumine, sinon la rencontre » ; puis avec celle de Paul Audi, d’Esther Tellermann, de Jean-Pierre Lefebvre, de Bertrand Badiou, de Clément Layet ou de Barbara Wiedemann, avant d’aller à la rencontre saisissante du commentaire d’André du Bouchet sur la traduction de « Todtnauberg », publiée par Bertrand Badiou et Jean-Claude Rambach dans <em>Contrainte de lumière</em>, (Belin, 1989), « <em>chose tombée du ciel</em>, et pourtant ce n’était que de la neige. »<br />
Ce numéro se referme avec une note de Karim Haouadeg sur le livre de Stéphane Mosès, disparu en 2007, <em>Approches de Paul Celan</em>, qui reprend aux Éditions Verdier un ensemble d’articles « d’une qualité qu’on hésitera pas à dire exceptionnelle », articles à travers lesquels on mesurera à quel point fut déterminante la volonté de Paul Celan de restituer à la langue allemande la possibilité de nouveau de donner accès à la pensée, au sentiment et partant au poème, sans exclure cet effet de distance que l’histoire tragique impose à toute réflexion de cet ordre. Sur cette question cruciale « d’une langue décomposée et minée de l’intérieur » qu’il s’agit de relever, il souligne que Paul Celan s’inscrit dans la lignée du souci qui fut celui de Goethe, d’Hölderlin ou d’Ingeborg Bachmann, tout entier contenu dans ces mots : « Que faire de l’écart entre l’homme et l’homme ? »</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-8699-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
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<em>projectile littéral</em><br />
N° 6<br />
128 p., 15,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-1"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.culture-sorbonne.fr/placedelasorbonne/" target="_blank">Place de la Sorbonne</a><br />
<em>Revue internationale de poésie de Paris-Sorbonne</em><br />
N° 6<br />
Paris Sorbonne / ESPE<br />
315 p., 15,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-2"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://chateaux-slot.blogspot.fr/" target="_blank">Slot</a><br />
N° 12<br />
« Palio Sam Noge »<br />
Chateaux<br />
8 p., 3,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-3"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.desgenerations.com/" target="_blank">de(s)générations</a><br />
N° 25<br />
« Par-dessus bord »<br />
Jean-Pierre Huguet Éditeur<br />
104 p., 12,50 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-4"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2836" target="_blank">Celebrity Cafe</a><br />
N° 2<br />
Les Presses du réel<br />
418 p., 18,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-5"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://revue.faire.part.pagesperso-orange.fr/Site_faire_part_Texte.htm" target="_blank">Faire part</a><br />
N° 34 / 35<br />
« Gil Jouanard, contemplateur itinérant »<br />
338 p., 25,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-6"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://jefklak.org/" target="_blank">Jef Klak</a><br />
Revue de critique sociale &amp; d’expériences littéraires<br />
N° 3<br />
« Selle de ch’val »<br />
320 p., 16,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-7"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://fondcommun.free.fr/wordpress/" target="_blank">fondcommun</a><br />
organe de presse problématique<br />
Sixième parution<br />
48 p., gratuit</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8699-0-2-8"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.arpa-poesie.fr/Nous.html" target="_blank">Arpa</a><br />
Revue de poésie et de littérature<br />
N° 118<br />
106 p., 12,50 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-last-child" id="panel-8699-0-2-9"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="https://www.europe-revue.net/" target="_blank">Europe</a><br />
N° 1049-1050<br />
« Paul Celan »<br />
386 p., 20,00 €</div>
</div></div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Christiane Veschambre : Basse langue</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2017 00:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #33-3]]></category>
		<category><![CDATA[33-3]]></category>
		<category><![CDATA[Christiane Veschambre]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier « Aussi déserté que l’on soit, parfois on est mis devant le vivant qui vibre dans les mots inscrits. Et ceux qui sont morts se présentent avec autant d’évidence sans masque – démasqués. Il est alors facile de les ôter pour ne laisser que les fragments issus de ce lieu à présent &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-8146-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8146-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8146-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-8146-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8146-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« Aussi déserté que l’on soit, parfois on est mis devant le vivant qui vibre dans les mots inscrits. Et ceux qui sont morts se présentent avec autant d’évidence sans masque – démasqués. Il est alors facile de les ôter pour ne laisser que les fragments issus de ce lieu à présent déserté mais dont je vois qu’il existe. »<br />
Ainsi faire face à l’écriture, en excluant d’emblée toute référence / révérence à une dette primitive ou au culte d’une conscience fascinée accédant à elle-même par l’acculturation scolaire, est-ce prendre le risque d’atteindre ce point qui peut clore toute velléité réflexive et interdire le passage à l’écriture. En effet, pour Christiane Veschambre, devenir <em>auteur</em>, davantage encore auteur de sa vie, procède d’un mouvement intérieur au sens propre radical : il convient de s’ouvrir à la rencontre, au risque de l’émotion, autrement dit à celui d’un décentrement qui offre au sujet la connaissance approchée des limites qu’il faut déplacer. Et pour ce faire et échapper au mutisme, il faut se rendre perméable au monde, du moins ne pas refuser sa présence envahissante, souvent implacable. Les rencontres, les lectures multiplient alors les temps de confrontation avec soi, avec ce qui continue de vibrer et d’être la pierre de touche de ce conflit des langages, cette <em>basse langue</em>, ce « quelque chose, entre les blocs » qui continue « de gronder ».<br />
Aussi, est-ce une opération bien douloureuse et que l’on souhaite rédemptrice que de plonger aux racines diffuses de la langue « d’avant », celle d’un passé à la fois très défini dans les souvenirs que l’on en garde et si obscur à vouloir le retrouver dans les traces de l’idiome qui lui donnait alors corps et parfois sens.<br />
Depuis les premiers mots tracés pour devenir vers et / ou prose, depuis ses premiers livres jusqu’à celui-ci, Christiane Veschambre se tient droite dans sa quête (du moins le réussit-elle et ce n’est ni donné, ni sans conséquences), droite dans son retour arrière a-nostalgique vers une grammaire du quotidien et du social générationnel que l’on nomme souvent improprement roman familial, comme si les clefs d’un possible récit rétrospectif étaient données dans le mouvement de ce travail d’anamnèse de l’intimité la plus vive, celle qui fonde un sujet par assimilation à une culture partagée, c’est-à-dire à une langue commune, nécessairement subjectivée pour advenir et paradoxalement, de ce fait, idiosyncrasique.<br />
La réussite de ce livre apparaît alors : dans cette plongée au plus profond d’un sujet écrivant, place est pourtant faite au lecteur ; plus encore la lecture, de l’extérieur du texte si l’on ose dire, est le geste indispensable à l’engendrement du sens et plus fortement à la réception de l’intention de ces pages : se défaire de toute dictature solipsiste, « repousser les assauts du moi », écrire contre « l’incoercible désir » du langage « d’asservissement à ce qui fait régner le moi », à ce qui opacifie dans la pâte du temps une vraie réflexion sur l’intime sous l’illusion de l’autofiction.<br />
Christiane Veschambre trace une autre voie avec exigence et une forme émouvante d’apaisement, sans aucune cuistrerie dans la convocation de ces voix qui l’entourent et la portent, telles celles de Robert Walser, Emily Dickinson, Gilles Deleuze ou avec l’analyse sensible du cinéma de Mankiewicz, par exemple.<br />
Mais le plus fort peut-être, c’est pour nous lecteurs d’être à notre tour dans la situation qui fut la sienne au principe de son écriture, d’être attrapés par le trouble qui sépare et souvent noue les usages multiples et différents d’une langue <em>basse</em>, comme plongés en abîme, errant parmi les miroirs réfléchissant les récits qui font la chair d’un livre. De ce livre particulièrement.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-8146-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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144 p., 18,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-8146-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/33-3/BOUDIER-Veschambre.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
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		<title>Pierre Drogi : Ombre attachée – Anémomachia</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2017 00:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #33-3]]></category>
		<category><![CDATA[33-3]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Drogi]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier « Hors-jeu, à la marge. La vie, décidément, est sans modèle » La lecture de ce volume l’est aussi, tant les voix, les écritures se conjuguent, certes avec l’intention affirmée par le poète lui-même de jouer à la fois du poème et du commentaire, mais à travers le renvoi d’échos multiples, donnant une &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-8091-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8091-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8091-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-8091-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8091-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« Hors-jeu, à la marge. La vie, décidément, est sans modèle »<br />
La lecture de ce volume l’est aussi, tant les voix, les écritures se conjuguent, certes avec l’intention affirmée par le poète lui-même de jouer à la fois du poème et du commentaire, mais à travers le renvoi d’échos multiples, donnant une présence étrange à ces rémanences croisées d’une parole écrite et partagée entre prose et vers, une parole qui se joue des intervalles de silence, qui parfois semble les combler et qui conduit le lecteur, peu à peu, en requérant sa bienveillance (un lecteur <em>benevolens</em>), au centre d’une mosaïque sensible, panthéiste en trompe l’œil. Ici, tout se gagne dans le rythme d’un poème qui se reprend à mesure qu’il s’écrit dans un jeu subtil de brèves questions, à peine questions d’ailleurs, davantage énoncés relevant d’un usage faussement naïf du mode interrogatif dont l’humour permet au lecteur d’accepter de se laisser entraîner par cette ronde spiralée d’une célébration, in-quiète mais heureuse, de l’espace naturel pour lequel nous sommes ainsi rendus sensibles aux multiples confluences que la culture humaine entretient avec le monde, celui qui nous interdit de songer aux gestes les plus noirs sans toutefois prévenir d’un passage à l’acte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le poème circule dans la page, s’y déploie, définit ses silences, ses blancs graphiques, autant de signes et de manières de faire respirer le sens sans le saturer, de lui offrir un jeu apparent d’équivoques grâce auquel le lecteur ressent paradoxalement le sentiment subtil et précis d’une émotion fondée sur un voisinage affectueux né du partage consenti d’une quête intime, celle de nommer, de trouver les mots pour cerner ce « hors » du poème et de l’existence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Et l’on découvre peu à peu le pessimisme d’un poète, nourri de son attache profonde aux êtres, aux situations plus qu’aux choses données, mais un pessimisme joyeux, hanté plus que gouverné par la présence discrète d’un conditionnel, histoire de ne pas fermer tout à fait la porte d’un avenir partagé, de laisser ouvert l’espace où doit se dérouler « cette guerre des souffles », prélude à une suite à paraître sur laquelle nous reviendrons bientôt, (<em>Ombre attachée</em> – à bouche sanglante), sûrement pour parvenir à « [le] dire enfin de plain-pied, de face : face-dignité –je vous reçois et je vous donne ».</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-8091-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
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104 p., 14,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-8091-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/33-3/BOUDIER-Drogi.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Henri Poncet : L’Oiseleur</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2017 00:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #33-3]]></category>
		<category><![CDATA[33-3]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Poncet]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier « aucun souvenir aucune peur / j’aurai la paix de l’ondoiement » écrit le poète oiseleur aux chemins croisés d’une forêt aux pentes fabuleuses que dévalent neiges et sources vives, nuages et ciels de nuit, corps et âmes de femmes et d’enfants, eaux marines et sang noir, du passage secret de la solitude &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-8129-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8129-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8129-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-8129-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-8129-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« <em>aucun souvenir aucune peur / j’aurai la paix de l’ondoiement </em>» écrit le poète oiseleur aux chemins croisés d’une forêt aux pentes fabuleuses que dévalent neiges et sources vives, nuages et ciels de nuit, corps et âmes de femmes et d’enfants, eaux marines et sang noir, du passage secret de la solitude à la célébration de la chair, du temps naturel à celui qui prépare les révolutions, verres et pierres en main pour célébrer les « amours ensoleillés » et le temps de l’innocence, « <em>l’heure indomptable d’un nouveau monde </em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">L’oiseleur est-il la métaphore de l’éditeur, de celui qui veille à l’éclosion et à l’envol de l’œuvre naissante ? Ces poèmes confirment bien par anticipation, et paradoxalement pour nous rétrospectivement, les qualités qui président au beau métier de découvreur, de chasseur de textes. Ils portent le témoignage dans leur facture et leurs thématiques d’une culture et d’une connaissance fine du patrimoine poétique des contemporains de ces années soixante, riches de l’héritage à la fois des classiques, de l’extrême dix-neuvième siècle rimbaldien et  / ou mallarméen, de la percée exemplaire d’Apollinaire et des inventions stellaires de la galaxie surréaliste. Ajoutant à cela l’écriture d’un Georges Bataille, le sens du politique et la conscience de l’inconscient toujours présent dans le corps de l’être et du poème, Henri Poncet toucha au cœur de l’expérience de l’écriture et, percevant avec lucidité et intelligence ce qu’il pensait être ses limites intimes, sans basculer dans l’hallucination de soi et hors de toute vanité, il orienta cette énergie du geste poétique vers l’Autre et ouvrit dans une volonté gourmande l’espace de la revue et du livre à ses compagnons et voisins en écriture : il se fit éditeur et referma le carnet du poème. Si l’on a ainsi perdu un poète exemplaire, la poésie a gagné un passeur d’exception. Et, l’homme disparu, nous revenons à la source, aux poèmes. Nous connaissons désormais son secret et nous savons ses héritiers : c’est un honneur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Regarder avec précision l’ordonnance de ce beau livre, sa progression profonde jusqu’à l’intimité, depuis la célébration du monde, celle d’une érotique panthéiste incarnée, jusqu’à l’appel et le goût du collectif, c’est comprendre et partager l’émotion rare d’un poète éditeur attentif à la vie avant tout. Attentif à toutes ses formes, tant naturelles qu’humaines, des plus ténues aux plus vives.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Henri Poncet publia sans répit, contre vents et marées, ne se privant pas d’éreinter chemin faisant les arrogants ou les pisse-froid, poèmes, essais, proses, notes critiques, œuvres théâtrales et philosophiques, livres d’artistes, anthologies, toutes formes où la poésie irradie la pensée et la lettre du texte. Selon une devise que ces vers expriment : « <em>où suis-je où tu n’es pas</em> (…) <em>vivre un instant qui n’est pas du temps / aux portes du vertige où je nais en poésie </em>».<sup>1</sup></span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-8129-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-8129-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-8129-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://uncomptoiredition.blogspot.fr/">Un Comptoir d’édition</a><br />
112 p., 13,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-8129-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/33-3/BOUDIER-Poncet.gif" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-8129-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. Cette nouvelle édition reprend sans modification l’originale de L’Oiseleur, parue chez Guy Chambelland éditeur, le 5 décembre 1960.</p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Christophe Lamiot Enos : Viges</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2016 00:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #32-4]]></category>
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		<category><![CDATA[Christophe Lamiot Enos]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-7145-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-7145-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-7145-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-7145-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7145-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Une entrée en cascade de citations, Stein, Cummings, Calvino et Canel puis Baudelaire, celui de « La Géante » et de « La Musique ». Chacune de ces constellations tutélaires va entrer en résonance au fil des chapitres de ce long récit en vers et prose, pour hâter le surgissement épiphanique de ces concrétions du souvenir modélisant une mémoire en aller et retour d’une adolescence qui irradie jusqu’au seuil du non encore vécu mais déjà pensé. Attentifs à l’extrême aux gestes quotidiens qui soutiennent les corps et les rendent aptes à l’amour, datés au plus précis à la fois par le code et la mention quasi protocolaire des faits et gestes d’un homme et d’une femme en vis à vis / vie à vie, les poèmes, paradoxalement plastiques et mesurés, saisissent l’ombre et la lumière de chaque tremblement du désir, l’effet des lieux sur la respiration nocturne et diurne des êtres chers en errance programmée dans l’espace d’une ville emblème, celle de <em>Viges</em>, réelle et / ou rêvée, traversée et attentive aux multiples circonstances que le vers révèle et déplace, de la strophe au récit, dans la spirale strictement reconstruite du temps. L’acharnement sensible du poète à la restitution revécue du passé, qui ainsi redevient présent, marque ce livre profondément attachant. Le travail de la rime, bouleversant une esthétique contemporaine qui pense avoir réglé cette question, offre une leçon de maîtrise de cet objet qui colle à l’histoire séculaire du poème, quelles que soient ses formes d’apparition ou de (feinte) disparition. Christophe Lamiot Enos ne craint pas la mise à nu du cœur et des formes. Il transcende le débat et impose une écriture d’une présence si forte que le lecteur accède au vif du poème à la fois dans la perception fulgurante d’une émotion et le plaisir de faire l’expérience des vertus de la répétition rimée des fragments les plus forts ou inversement les plus ténus, ainsi rechargés d’une puissance solipsiste lucide. Les formes se conjuguent, strophes, monostiches, tercets, quatrains, quintils et plus encore, au profit d’un passage à une prose ni poème ni récit, une prose qui choisit la majuscule quand le poème se réfugie dans l’italique. « <em>Puis, soudainement… </em>» le lecteur est (re)pris dans le flux de la vie et des êtres.</span></p></div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-7145-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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« Poésie »<br />
318 p., 19,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-7145-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-LamiotEnos.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-7145-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left"></p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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		<title>Revue des revues</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2016 00:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[La Revue des revues]]></category>
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		<category><![CDATA[Lignes]]></category>
		<category><![CDATA[Mots Slow]]></category>
		<category><![CDATA[Muscle]]></category>
		<category><![CDATA[N47]]></category>
		<category><![CDATA[Revue des revues]]></category>
		<category><![CDATA[Yves | Boudier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; par Yves Boudier larevue* Grand format, papier glacé, mise en page stricte, aucun commentaire, des poèmes, des textes, récits, journaux, des reproductions de peintures, des dessins. Une revue qui pourrait sembler austère mais dont la rigueur est tout entière au service des auteurs invités : leurs contributions sont accueillies dans un espace respectueux des formes &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-7238-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-7238-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-7238-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-7238-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Yves Boudier</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>larevue*<br />
</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-1-larevue.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Grand format, papier glacé, mise en page stricte, aucun commentaire, des poèmes, des textes, récits, journaux, des reproductions de peintures, des dessins. Une revue qui pourrait sembler austère mais dont la rigueur est tout entière au service des auteurs invités : leurs contributions sont accueillies dans un espace respectueux des formes choisies et, à la lecture croisée des différentes œuvres, une belle chaleur point, qui transcende le seul support. Quinze auteurs se partagent l’ensemble, chacun disposant d’un espace raisonnable qui invite le lecteur à vraiment entrer dans un temps de lecture et de perception intime des textes et œuvres proposés. Par exemple, le <em>Journal 2011</em> de Gérard Pesson se déploie sur quelque vingt pages et emporte l’adhésion du lecteur à cette forme souvent morcelée qui s’abîme trop souvent dans une lecture elle-même papillonnante. Tel n’est pas le cas ici, comme en témoigne par ailleurs la proposition bilingue de David Mus (<em>Directives sur / on Rome</em>, pages inédites écrites en 1984) qui joue subtilement du français et de l’anglais mis en vis-à-vis dans une relation qui n’est pas seulement traduction mais parcours complémentaire d’un objet en quête de lui-même dans ce pli d’une écriture double. Ou bien encore le travail de Daniel Cabanis (<em>Incendies de divers bazars</em>) qui, non sans un humour noir ravageur, questionne avec une écriture mimant celle des médias, notre rapport au monde urbain dans ses déclinaisons institutionnelles et commerciales, de l’hypermarché au centre hospitalier, au gymnase, au cinéma, au musée d’art, jusqu’au parc d’attraction. Du côté du poème, même plaisir de lire des extraits de grande puissance, Elena Andreyev, Rémi Froger, Claude Favre, Petr Král, Henri Droguet. <em>Une si petite remorque</em>, texte de Pascal Commère, commence par l’évocation de sa manie d’amasser, « de rien ou de si peu », histoire de « (s)’attacher aux choses ». Ces mots pourraient très bien convenir pour qualifier cette revue dans laquelle on peut lire ce propos d’un critique littéraire allemand à qui un journaliste demandait ce qu’est un écrivain : « Quelqu’un pour qui l’écriture est plus difficile que pour les autres ». Dont acte. Dans <em>larevue</em>*, on mesure la pertinence de cette réponse, où le poème, au sens large, gagne sa liberté et sa profondeur pour l’Autre lecteur que nous sommes, le regard posé lentement et longuement sur les dessins de Gilles Du Bouchet et les cinq peintures de Jean-Louis Gerbaud.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Muscle</em></strong><br />
</span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-2-muscle.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Un rectangle de 10,7 sur 14,8 cm. Couverture verte cette fois. Se déplie en un leporello de 6 pages de deux poèmes, l’un de Ben Lerner, « Répertoire des thèmes », l’autre de Hugo Pernet « Plainte ». L’ensemble peut se poser sur la table, il tient debout et offre une lecture quasi murale. On imagine s’installer dans le carré ou le triangle ainsi formés et l’on se surprend à jouer des plis, ouvrir, étirer, refermer, et « la dernière strophe s’adresse / à ceux qui n’ont rien compris ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Europe<br />
</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-3-Europe.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Consacré à Henri (Heinrich) Heine et Nelly Sachs, un important volume dans l’heureuse et sérieuse tradition de cette revue de référence. Parmi les différentes contributions concernant Heine, on reconnaît les signatures de Laurent Margantin, Georges-Arthur Goldsmith, Theodor W. Adorno ou Thomas Mann, dont nous pouvons lire deux courts mais saisissants textes écrits en 1893 (il a alors dix-huit ans) et en 1908 sur « ce juif artiste parmi les Allemands ». Au cœur du dossier figurent plusieurs poèmes de Heine, « Le voyage de la vie » (1843), « Les tisserands de Silésie » (1844), « Le bateau négrier » (1853-54) et « Une nuit d’été… » publiés dans <em>Poèmes tardifs</em> (Cerf, 2003) dont les traductions, pour les deux derniers, ont été revues pour ce dossier par Nicole Taubes : « Ô mort ! Ô silence, ô toi sépulture, / Vous seuls dispensez la vraie volupté ; / Désirs et passions jamais assouvis / Sont les seuls bienfaits de l’épaisse vie ! » Coïncidence de dates, Heine meurt l’année où naît Freud, 1856. Jacques Le Rider explique en quoi Heine, « incarnation de la marginalité existentielle du Juif allemand » fut un « enjeu particulièrement brûlant dans la Vienne de Freud ». Volker Braun, lauréat du prix Heine en 1971, (rappelons qu’il fut créé par la RDA en 1956 pour le centenaire de sa mort), ironise sur la censure dont il fut lui-même victime en 1972 à propos de Heine. Jean-Pierre Lefebvre, dans un entretien avec Laurent Margantin, explique la relation de Heine, élève de Hegel à Berlin, avec la philosophie et l’histoire, sa sensibilité à l’œuvre de Spinoza, en particulier sur la question de la « réhabilitation de la chair ».<br />
Nelly Sachs nous apparaît page 158 grâce à une émouvante photo non datée d’Anna Riwkin. Le regard légèrement levé, comme se posant derrière nous, en tranquille alerte sur l’incertitude de l’avenir. « Nous sommes (…) affectés de vivre sur terre et d’avoir pour tâche, pour terrible tâche, d’assumer la souffrance et de traverser de douleur et d’amour cet astre, jusqu’à le rendre transparent, traversé par nos dits et non-dits – cette écriture cryptée par laquelle nous rendons lisible (…) un univers invisible », déclare-t-elle en 1960 à l’occasion de la remise du prix Annette Von Droste-Hülshoff à Meersburg. Saluée dans la deuxième moitié des années cinquante par Paul Celan, Ingeborg Bachmann et Hans Magnus Enzensberger, l’apatride Nelly Sachs, exilée à Stockholm depuis 1939, prit la citoyenneté suédoise en 1952. Elle ne revit furtivement Berlin, sa ville natale, qu’en 1965, obtint le Nobel en 1966, s’éteignit à Stockholm en 1970. L’entretien avec Mireille Gansel, à qui l’on doit la traduction de l’œuvre poétique de Nelly Sachs chez Verdier (1999-2002-2005) ainsi que celle de sa correspondance avec Paul Celan (Belin, 1999), est d’une grande précision sur les enjeux de la traduction, de la nécessité « de rendre perceptible, dans le corps de la langue, ce que l’autre langue nous dit », comme le souligne Barbara Agnese. Par ailleurs, Lucie Taïeb établit un lien subtil entre l’œuvre de Nelly Sachs et celle de Paul Klee, peintre d’un « monde où le désastre n’a pas encore eu lieu ». Quelle consolation cherchait-elle dans ces toiles apaisées, « là où le parfum du santal / déjà plane sans bois, / où le souffle continue de construire en cet espace / qui n’est que de seuils franchis / (…) ci-gît mon ombre / main de la nuit, // qui avec l’esprit de traque du chasseur noir / a tiré / sur l’oiseau rouge du sang ».<br />
Suivent les habituelles chroniques, en particulier celle d’Olivier Barbarant consacrée à Titos Patrikios, <em>Les gisements du temps</em>. Sans oublier les quelque quarante pages de <em>Notes de lecture</em>, indispensables.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>N 47</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-4.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">S’ouvrant avec un poème d’Ashraf Fayad, extrait d’<em>Instructions</em> de <em>l’intérieur</em>, publié en 2007, la revue manifeste son soutien au poète palestinien condamné à la prison et au fouet pour « apostasie » par la justice du Royaume d’Arabie Saoudite. Elle se divise ensuite en plusieurs temps : <em>Pleins formats</em> accueillent Myriam Eck, Marcel Migozzi et Michel Thion, <em>Plurielles</em> invitent quelque quinze poètes, large éventail d’écritures nouvelles et en recherche d’elles-mêmes. <em>Sentiers</em> convient les auteurs à faire partager leur réflexion, cette fois sur le thème <em>Le blanc et / ou le silence dans le poème</em>. Ainsi Matthieu Gosztola, Ludovic Degroote, Antonio Rodriguez, Serge Ritman (Salut Martin !), Jean-Patrice Courtois, James Sacré et Christian Vogels traversent-ils les œuvres de Mallarmé, Reverdy, Antoine Emaz ou André du Bouchet ; ainsi tangentent-ils Martin Heidegger, Georges Didi-Huberman, Jean-Luc Nancy ou Jacques Rancière, en dialogue avec leurs propres poèmes, allant du blanc absence, écriture du silence, au blanc morphologique des mots, à l’espace laissé entre les vers, à l’entour de la marge et du poème. Puis, les notes de lecture, parmi lesquelles Sereine Berlottier pour son magnifique <em>Louis sous la terre</em> (Argol, 2015).</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Lignes</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-5-lignes.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Introduit par un éditorial qui avance plusieurs pistes de réflexion sur les récents attentats pour cerner la question « de départ » à laquelle les contributions de ce numéro tentent des réponses, cet ensemble de treize articles s’ouvre avec Jean-Luc Nancy pour se refermer avec Georges Didi-Huberman. « Une césure opérante semble se dégager : ce serait selon que le capitalisme est premier ou second dans l’analyse, que s’établiraient les pensées et se distribueraient les déclarations ». Telle se formule l’hypothèse sur laquelle se fonde ce travail collectif. Les rapports de force aujourd’hui ne sont-ils pas en train de changer « au point que penser selon les termes des puissances respectives du capitalisme et de son opposition ne suffit plus » ? Quelque chose d’autre « émerge qui ravage des territoires entiers, y répandant la terreur, qui n’est sans doute pas moins hostile à l’anticapitalisme qu’au capitalisme lui-même ». Ne serait-on pas face à « une variante (contemporaine) du fascisme » ? Le parcours s’effectue par déconstructions puis propositions conceptuelles autour des notions de « commun », « révolution du sens et mutation de civilisation », « injonction au jouir et passion ascétique identitaire », « islamisme politique radical et irréligion révolutionnaire », « antiterrorisme et libertés », « respect ou non d’une prétendue sacralité », « conflit identitaire, laïcité et reconnaissance de la différence », jusqu’au retour de la question du sujet au plus intime d’une identité déniée et d’un corps meurtri qui appellent un « soulèvement », au sens le plus fort, le plus émouvant, comme on le ressent dans les pages consacrées à Simon Fieschi par Georges Didi-Huberman, l’une des victimes, cependant vivante, de l’attentat contre <em>Charlie Hebdo</em> du 7 janvier 2015. Elles suivent la réflexion critique de Francis Cohen sur « Le nom juif, le verbe juif » ; il fait siens les propos de Marcel Duchamp « qui n’offre pas de réponse à la question juive, parce qu’elle est au cœur du sujet de la parole ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>Mots Slow</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-6-motsSlow.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Cette revue récente, fondée par Jérôme Karsenti et publiée par Hand Art Publisher, paraît chaque année un jour avant l’édition précédente. Le premier numéro est ainsi sorti le 1er décembre 2013, le deuxième le 30 novembre 2014, et l’on sait qu’il n’y aura « que 364 <em>Mots Slow</em>, la dernière parution étant prévue le 30 novembre 2358. (…) Chaque numéro est conçu comme une œuvre collective où effets plastiques et d’écritures se conjuguent à travers la participation d’artistes, de scientifiques et de littéraires. La revue est imprimée sur un format papier 110 gr, recto verso, 70 x 100 cm, que l’on pourra plier au format 21 x 30 cm de sorte à sélectionner « l’article », l’œuvre de son choix, ou à les juxtaposer. Le poster sera susceptible alors d’être encadré. Le graphisme est modifié à chaque numéro, en fonction du thème choisi. La revue est un espace fantaisiste, « fontaine où les grotesques regardant leurs reflets ondulés se trouvent apprêtés ». Nous voici informés sur le projet et son impensable et joyeuse pérennité. Dix-sept intervenants pour cette livraison, inventive et respectueuse des préceptes énoncés plus haut. L’intelligence du dispositif, au sens le plus concret, offre des manières de lectures, de perception des propositions graphiques très excitantes. Rapidement, on se perd dans ces plis selon plis, et cherchant des liens, tentant de trouver le dépliement idoine, on est surpris par le surgissement du texte et de l’image. C’est un jeu simple et à la fois complexe qui instaure une modalité polymorphe de lecture(s), de captation du sens plus encore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><strong><em>La Revue des revues</em></strong></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/32-4/BOUDIER-RdR-7-laRevuedesRevues.jpg" alt="couverture" width="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Selon Emmanuel Laugier, publier en revue « appelle autant un relativisme certain par rapport à soi, qu’une volonté d’affirmation que l’on se voudrait reconnaître ». Ce double sentiment serait dû au fait que la revue « désindividualise la lecture » et promeut une « lecture articulaire », pour reprendre les termes de Michèle Cohen-Halimi. Cette schize entre « le sujet de l’autorité (l’auteur) et ce qu’il donne à lire » offre à la lecture un statut particulier, celui de placer l’auteur face à la mémoire de la langue avec la création renouvelée qu’une publication en revue tente d’incarner. Cette réinvention de la « passion de la transitivité » propre à la publication en revue est d’importance.<br />
En témoigne quasiment l’ensemble de ce numéro 53 qui présente un très important dossier, « Des amis et des savants. Une enquête sur les publications des sociétés littéraires » signé par Guillaume Louet, ces revues et bulletins d’amis d’auteurs qui luttent contre l’entre-soi des sociétés secrètes et élargissent la communauté des lecteurs savants. Depuis 1794, avec l’apparition d’un nom d’auteur, J.-J. Rousseau en l’occurrence, dans l’intitulé d’une société littéraire, en passant par une fin dix-neuvième prolixe et les années de l’entre-deux guerres, c’est véritablement à partir des années cinquante que se crée un très grand nombre de ces publications. Lautréamont, J-K. Huysmans, Gide, Claudel, Giono, Paulhan, Romain Rolland, Giraudoux, Colette, Valéry, Jules Romain, Bloy, Bernanos, Péguy, Buzzatti, puis Max Jacob, Henri Bosco, Robert Margerit, Benjamin Fondane, Rémi de Gourmont, Jean Prévost, Claude Simon, Benjamin Péret et Louis Calaferte… font l’objet d’études et de publications régulières, universitaires et le plus souvent amicales. Vivier pour les curieux et les spécialistes, ces bulletins constituent un trésor où des recherches se mènent, des thèses s’inventent.<br />
À signaler par ailleurs l’hommage sensible rendu à Charles Dobzinski par Pascal Boulanger, à sa lucidité et à son courage politique dans les années grises du stalinisme ; l’entretien avec Philippe Lejeune sur sa revue consacrée à l’autobiographie <em>La Faute à Rousseau</em>, celui des <em>Confessions</em> bien sûr ; ou l’intéressante chronique de Sylvie Mokhtari à propos de l’ouvrage de Fabienne Dumont, <em>Des sorcières comme les autres. Artistes et féministes dans la France des années 1970</em> (PuR, 2014), une étude fondée sur un corpus important de revues d’art. Saluer enfin la création d’une nouvelle revue, <em>Incise</em>, qui, depuis le théâtre, souhaite interroger notre époque : « qu’est-ce qu’un lieu ? », métaphore de la question politique et affirmation de la « nécessité de la chose commune ».</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-7238-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
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<em>*des arts du langage, et quelques autres</em><br />
N° 3<br />
Julien Nègre Éditeur<br />
144 p., 12,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-2-1"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://revuemuscle.tumblr.com/"><strong>Muscle</strong></a><br />
N° 8<br />
8 p., 3,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-2-2"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.europe-revue.net/"><strong>Europe</strong></a><br />
N° 1036-1037<br />
« Henri Heine / Nelly Sachs »<br />
350 p., 20,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-2-3"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.entrevues.org/revues/7660-2/"><strong>N 47</strong></a><br />
N° 29<br />
112 p., 15,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-2-4"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="https://www.editions-lignes.com/"><strong>Lignes</strong></a><br />
N° 48<br />
« Les attentats, la pensée »<br />
224 p., 20,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-7238-0-2-5"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://handartpublisher.bigcartel.com/news"><strong>Mots Slow</strong></a><br />
N° 3<br />
« # Up&amp;Down »<br />
Hand Art Publisher<br />
Douze double pages pliées, numérotées, 25,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-last-child" id="panel-7238-0-2-6"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.entrevues.org/"><strong>La Revue des revues</strong></a><br />
N° 53<br />
Ent’revues<br />
148 p., 15,50 €</div>
</div></div></div></div>]]></content:encoded>
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