<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CCP &#187; Lotfi Nia</title>
	<atom:link href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr</link>
	<description>cahier critique de poésie</description>
	<lastBuildDate>Fri, 23 Feb 2018 17:21:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.0.38</generator>
	<item>
		<title>Jean-Charles Depaule : L’impossibilité du vide</title>
		<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-5/jean-charles-depaule-limpossibilite-du-vide</link>
		<comments>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-5/jean-charles-depaule-limpossibilite-du-vide#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 14:56:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-5]]></category>
		<category><![CDATA[34-5]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Charles Depaule]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cahiercritiquedepoesie.fr/?p=9880</guid>
		<description><![CDATA[&#160; par Lotfi Nia C’est un recueil d’extraits littéraires, textes dans lesquels des auteurs saisissent des manières d’habiter, l’espace et les particularités de certains lieux. Il y a beaucoup de proses, écrites en français ou traduites d’autres langues. Ces textes sont le plus souvent tirés de romans, parfois de journaux ou textes autobiographiques. On trouve &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9880-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9880-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9880-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9880-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Lotfi Nia</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9880-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">C’est un recueil d’extraits littéraires, textes dans lesquels des auteurs saisissent des manières d’habiter, l’espace et les particularités de certains lieux. Il y a beaucoup de proses, écrites en français ou traduites d’autres langues. Ces textes sont le plus souvent tirés de romans, parfois de journaux ou textes autobiographiques. On trouve quelques poèmes, des vers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">C’est une anthologie, nous dit-on en sous-titre. Organisée par ordre alphabétique thématique, plutôt que par auteur. Le choix des textes est présenté comme subjectif et personnel, réalisé sur une longue période, par un écrivain sensible à la question des espaces urbains parce que chercheur en anthropologie urbaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">L’ouvrage, intitulé <em>L’impossibilité du vide</em>, est présenté comme une reproduction éditorialisée d’un autre livre, livre intime à usage personnel, carnet, livre unique comme le sont les livres d’artiste, « gros cahier organisé comme un répertoire », dans lequel Jean-Charles Depaule consigne, « depuis le début des années quatre-vingt », fragments de textes littéraires – écrits aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles pour la plupart – sur l’espace, surtout urbain, moderne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Il s’agit de prélèvements, citations plus ou moins longues, allant de 2 à 40 lignes, qui représentent des villes, des quartiers : Alger, Neauphle, La Goutte-d’Or, Lisbonne, Athènes, Marseille, Barcelone, Beyrouth, Biarritz, Boston, Le Caire, Charenton, Deauville, Gibraltar... Mais on y trouvera aussi un corridor, un banc ou une gare non localisés – certains espaces de ces villes donc (Bar, Étage, Gare, Ranch), ou certaines des choses qui organisent des espaces (Fenêtre, Moucharabieh, Piano, Objet, Baignoire).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Un bon nombre des entrées sont, par ailleurs, des verbes. Ils renvoient à des actions que l’on fait en ville (Contempler, Déménager, Entendre, Fermer, Miauler) mais aussi à des manières de penser, dire, mettre en récit, écrire ou imaginer l’espace : Nom, Comparaison, [se] Figurer, Mot…</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 90px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Tant que nous demeurâmes dans le vieux quartier, personne de nous ne prononça jamais les mots de Metropolitan Avenue : la rue restait pour nous North Second Street, bien qu’elle eût officiellement changé de nom.<br />
Henry Miller</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Salle de bain est tout à la fois un espace urbain, un ensemble d’objets (baignoire, « tabouret de bois rond percé d’un rond au centre », robinet, chauffe-eau…), des usages sociaux, des gestes singuliers et un mot. <em>L’impossibilité du vide</em> est aussi une interrogation et un amusement devant l’usage littéraire d’un certain type de mots, les mots de l’espace de nos villes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le sous-titre annonce : « Une anthologie littéraire des espaces de la ville ». Anthologie donc, plutôt que dictionnaire, car ce n’est ni le mot ni la chose qui sont décrits ou analysés. Ici sont exhibés des usages littéraires de mots, usages littéraires qui essayent de rendre des usages singuliers des lieux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">On pourrait parler d’anthologie analogique, dans la mesure où le mot est approché aussi au moyen d’un contexte de renvois, il est envisagé dans des champs sémantiques d’autant plus visibles dans le cas de mots comme « Angle de rues » auquel ne correspondent pas d’article-citation mais une liste de renvoi à d’autres entrées</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 90px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Angle de rues : <em>voir</em> aimer, [s’]appeler, imaginer, réciter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Aucun des mots des villes n’est entouré de vide. Ce sont comme des mots-carrefour.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 90px;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Carrefour : <em>voir</em> appartenir, printemps, quartier, revoir, [se] transformer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Ce système de renvois donne à voir un mot dans une constellation, mais il permet aussi une circulation de lecture qui n’est ni linéaire ni totalement aléatoire. Ce sont comme des propositions de parcours, des pistes. Des tunnels ou passerelles de lecture. En ce sens, cette anthologie a des ressources de littérature potentielle.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">À l’inverse de ces constellations de mots, un même mot est parfois associé à deux extraits. À Maison [1] on trouvera un texte de Mohamed Dib, à Maison [2] un texte de John Steinbeck. Le mot « maison » s’en trouve épaissi, il apparaît « feuilleté » ou « tremblé » dit l’auteur de cette anthologie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Dans la postface de <em>L’impossibilité du vide</em>, Jean-Charles Depaule invite à porter un regard décentré et critique sur les textes de l’anthologie : s’intéresser à comment ils disent la ville, ses mots. Se dessine là une Poétique (au sens où Aristote a fait une <em>Poétique</em>) de l’écriture de l’espace urbain dont les figures primitives sont la dénomination, la tautologie, le jeu de mot et la description. Au-delà (ou en deçà) d’une poétique, l’écrivain ne faisant rien d’autre que ce que l’on fait communément en parlant de la ville, J.-C. Depaule ébauche une philosophie du langage en lien avec la spatialité moderne. Que fait-on lorsque nous parlons de notre habitat.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9880-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9880-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
<div class="ssba">
<div style="text-align:right"><a class="ssba_facebook_share" href="http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/facebook.png" title="Facebook" class="ssba" alt="Share on Facebook" /></a><a class="ssba_twitter_share" href="http://twitter.com/share?url=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;text=Jean-Charles+Depaule+%3A+%3Ci%3EL%E2%80%99impossibilit%C3%A9+du+vide%3C%2Fi%3E+"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/twitter.png" title="Twitter" class="ssba" alt="Tweet about this on Twitter" /></a><a class='ssba_pinterest_share' href='javascript:void((function()%7Bvar%20e=document.createElement(&apos;script&apos;);e.setAttribute(&apos;type&apos;,&apos;text/javascript&apos;);e.setAttribute(&apos;charset&apos;,&apos;UTF-8&apos;);e.setAttribute(&apos;src&apos;,&apos;//assets.pinterest.com/js/pinmarklet.js?r=&apos;+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)%7D)());'><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/pinterest.png" title="Pinterest" class="ssba" alt="Pin on Pinterest" /></a><a class="ssba_tumblr_share" href="http://www.tumblr.com/share/link?url=cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;name=Jean-Charles Depaule : <i>L’impossibilité du vide</i>"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/tumblr.png" title="tumblr" class="ssba" alt="Share on Tumblr" /></a><a class="ssba_email_share" href="mailto:?Subject=Jean-Charles Depaule : <i>L’impossibilité du vide</i>&amp;Body=%20http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/email.png" title="Email" class="ssba" alt="Email this to someone" /></a></div>
</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9880-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-9880-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left">Une anthologie littéraire des espaces de la ville<br />
<a href="https://www.editionsparentheses.com/">Parenthèses</a><br />
176 p., 22,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9880-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-5/NIA-depaule_ZZ.jpg" alt="couverture" /></a>
</div></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-5/jean-charles-depaule-limpossibilite-du-vide/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Etel AdnanEtel Adnan : Le prix que nous ne voulons pas payer pour l’amour / Prémonition</title>
		<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-31-5/etel-adnan-le-prix-que-nous-ne-voulons-pas-payer-pour-lamour-premonition</link>
		<comments>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-31-5/etel-adnan-le-prix-que-nous-ne-voulons-pas-payer-pour-lamour-premonition#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 00:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP 31-5]]></category>
		<category><![CDATA[31-5]]></category>
		<category><![CDATA[Etel Adnan]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cahiercritiquedepoesie.fr/?p=5907</guid>
		<description><![CDATA[&#160; par Lotfi Nia Les deux expositions des œuvres de la plasticienne Etel Adnan aux galeries Lelong Paris (février-mars 2015), puis New York (avril-mai 2015), ont été accompagnées de trois publications. Les précédents livres édités par la Galerie Lelong étaient des textes sur l’art. La démarche éditoriale semble différente, cette fois, dans la mesure où &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5907-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5907-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5907-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5907-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Lotfi Nia</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5907-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Les deux expositions des œuvres de la plasticienne Etel Adnan aux galeries Lelong Paris (février-mars 2015), puis New York (avril-mai 2015), ont été accompagnées de trois publications. Les précédents livres édités par la Galerie Lelong étaient des textes sur l’art. La démarche éditoriale semble différente, cette fois, dans la mesure où des trois ouvrages publiés deux n’ont pas directement trait à la peinture – deux textes écrits par Etel Adnan, en anglais, et ici traduits en français. Le troisième est un catalogue à visée rétrospective. Il regroupe photos de peintures à l’huile, de Leporellos (livres pliés), de gravures, une encre – portrait de Simone Fattal. Cet esprit rétrospectif ressort aussi des textes de Hans Ulrich Obrist – qui retrace les parcours géographique, littéraire et pictural d’Etel Adnan – et celui de Cole Swensen qui s’intéresse à la production sérielle de paysages chez la peintre. Le catalogue se referme sur quatre listes chronologiques : récapitulatifs des expositions personnelles et collectives de l’artiste, et de ses publications en français et en anglais.<br />
La démarche de doubler une exposition d’un projet éditorial a ici produit un triptyque. Cette triple publication permet une lecture croisée discrète qui ne perturbe aucunement la lecture de chacun des ouvrages. On se plaît à reconnaître des points d’intersection entre peinture, poème et essai – le profil d’une montagne dont on apprend le nom, un quelque part entre paysage et abstraction, le changement d’échelle allant du cosmos à la tasse de café. En fin de compte ce qui se dégage du croisement de ces trois livres, c’est la figure d’Etel Adnan à l’œuvre – comme l’exhibition de l’intimité de son rapport à ceci qu’elle fabrique quand elle peint, elle écrit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Le prix que nous ne voulons pas payer</em>… – Titre irritant. Dérangeant et, à ce titre, parfaitement annonciateur du contenu de cet essai – une accusation qui vaut mise au défi collective<em>.</em><br />
L’objet de l’amour n’est pas un. Avec élégance, ce texte (essai dans le sens de Montaigne) passe d’un objet d’amour à l’autre. À la limite de l’unité thématique, il y a saisie fugace de ce qu’est cet amour qui s’attache à une multitude d’objets : le dieu du mystique, la mer à Beyrouth, le Mont Tamalpaïs vers San Francisco, la planète terre, la Vénus de Milo, l’attirance pour l’autre. Seul fil rouge : la passion se reconnaît à son caractère ruineux.<br />
Un centre névralgique au cœur de cet essai court : quand l’amour en question devient, planétaire, celui de la Nature. Là, la mise au défi prend une tournure collective, franchement politique. L’écologie proposée par Etel Adnan ne repose pas sur des calculs rationnels (ce qu’il y aurait à perdre et à gagner), elle a pour fondement la folie que constitue tout amour, renoncement passionné, exorbitant.<br />
Nous voilà mis au défi. Si on ne parvient pas à changer tout de nos modes de vie, pour la planète, c’est que nous n’aimons pas la nature, ni l’arbre. Ou, pire, que nous aimons sans être prêts à en payer le prix.<br />
Ce pamphlet est élégant : différents fils sont tirés par la main bien visible de l’auteur qui les noue pour aboutir à une reformulation radicale de l’intuition écologique comme passion. Une fois qu’il nous a renvoyés à notre amour timoré, ce nœud central se défait pour nous ramener à l’échelle de l’individu, Rimbaud, Majnûn, Etel Adnan elle-même (pudiquement), sa passion pour une statue vue au Louvre, l’attirance sensuelle.<br />
L’amour pour une sculpture n’est pas étranger à l’amour charnel. L’amour du paysage a à voir avec la passion obsessionnelle de peindre, l’amour de la planète avec l’ascétisme politique, la fièvre de l’amoureux. Non seulement l’objet de l’amour n’est pas un, mais ses différents objets, personnes, causes, œuvres, se communiquent une certaine fièvre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;"><em>Prémonition.</em> – Un Poème. Prose serrée sur une quinzaine de pages. Un seul paragraphe. Une fantasmagorie quasi surréaliste par endroits,<br />
<em>Un chat sauvage s’est logé dans mes yeux…</em><br />
aux références populaires ailleurs,<br />
<em>… et grâce à ses pouvoirs je peux voir à travers les murs</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Des phrases. La syntaxe est maintenue. Elles s’articulent comme certains vers de Rosmarie Waldrop : chaque phrase est liée de manière apparemment cohérente avec celle qui la précède, puis avec celle qui la suit, mais sur des plans de cohérence éloignés, voire étrangers. Phrase court-circuit. Ce procédé n’est pas systématique dans <em>Prémonitions</em>, parfois la rupture de cohérence est totale. D’autres fois, plusieurs phrases baignent dans un même réseau de cohérence.<br />
Parfois, l’impression de traverser un récit, fantastique, cosmique, intime, une nuit d’insomnie pendant laquelle Etel écrit, peut-être ne cesse d’écrire. Une écriture automatique ? Elle prend son temps, mais j’ai l’impression d’avoir affaire à un texte d’un seul jet. Ce texte ne semble pas obéir à un protocole. Il a l’abstraction d’une ligne ininterrompue guidée par une malice, un caprice,<br />
<em>un fil conducteur pour une position intenable</em><br />
Une ligne mélodique ? – Cette prose tire musicalité de différents tons qui se dégagent avec netteté : celui du récit, du récit de rêve, de l’essai, du traité, de la confession, de la confidence, du constat empirique, de l’aphorisme, des considérations cosmologiques, du délire. C’est un texte pluriel et fluide.<br />
Une contradiction apparente : entre le titre au singulier – <em>Prémonition</em> sans <em>s</em> – et la pluralité de ce texte, son foisonnement.<br />
De quoi y a-t-il prémonition ?<br />
Retour fréquent du mot « absence » – ce serait le personnage principal de <em>Prémonition</em>, texte noir. Ce mot-personnage n’est jamais tout à fait le même quand il revient : « absence » c’est la mort, puis un concept, ou encore un problème, l’absence de l’être aimé, les différentes absences d’Etel elle-même,<br />
<em>incapable d’être contemporaine de tout ce qui est</em><br />
ou encore<br />
<em>trou dans l’étoffe de l’être</em><br />
l’absence est, pire encore,<br />
<em>l’absence de personne</em><br />
manque d’amour, absence concrète comme un astre, « trou noir » devenant psychique.<br />
Ce poème ne serait rien d’autre que le fait de l’écrire – recherche d’une position intenable dans le laboratoire de la langue et d’une nuit sans sommeil. Le foisonnement qui en découle serait en ce sens prémonition, avertissement en même temps que traduction multiple d’Absence.<br />
<em>Je vous donne ma parole puisque je n’ai rien d’autre à vous donner, et il y a plus d’une manière de le faire.</em></span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5907-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5907-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
<div class="ssba">
<div style="text-align:right"><a class="ssba_facebook_share" href="http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/facebook.png" title="Facebook" class="ssba" alt="Share on Facebook" /></a><a class="ssba_twitter_share" href="http://twitter.com/share?url=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;text=%3Ci%3EEtel+Adnan%3C%2Fi%3E%3C%2Fbr%3EEtel+Adnan+%3A+%3Ci%3ELe+prix+que+nous+ne+voulons+pas+payer+pour+l%E2%80%99amour+%2F+Pr%C3%A9monition%3C%2Fi%3E+"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/twitter.png" title="Twitter" class="ssba" alt="Tweet about this on Twitter" /></a><a class='ssba_pinterest_share' href='javascript:void((function()%7Bvar%20e=document.createElement(&apos;script&apos;);e.setAttribute(&apos;type&apos;,&apos;text/javascript&apos;);e.setAttribute(&apos;charset&apos;,&apos;UTF-8&apos;);e.setAttribute(&apos;src&apos;,&apos;//assets.pinterest.com/js/pinmarklet.js?r=&apos;+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)%7D)());'><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/pinterest.png" title="Pinterest" class="ssba" alt="Pin on Pinterest" /></a><a class="ssba_tumblr_share" href="http://www.tumblr.com/share/link?url=cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;name=<i>Etel Adnan</i></br>Etel Adnan : <i>Le prix que nous ne voulons pas payer pour l’amour / Prémonition</i>"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/tumblr.png" title="tumblr" class="ssba" alt="Share on Tumblr" /></a><a class="ssba_email_share" href="mailto:?Subject=<i>Etel Adnan</i></br>Etel Adnan : <i>Le prix que nous ne voulons pas payer pour l’amour / Prémonition</i>&amp;Body=%20http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/email.png" title="Email" class="ssba" alt="Email this to someone" /></a></div>
</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5907-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-5907-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left"><em>Etel Adnan</em><br />
Textes de Hans Ulrich Obrist, Jean Frémon et Cole Swensen<br />
<a href="http://www.galerie-lelong.com/fr/" target="_blank">Galerie Lelong</a><br />
64 p., 20,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5907-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/NIA-adnan-1.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5907-0-2-2"><div class="textwidget"><div align="left"><em>Le prix que nous ne voulons pas payer pour l’amour</em><br />
Traduit de l’anglais par Patrice Cotensin<br />
<a href="http://www.galerie-lelong.com/fr/" target="_blank">Galerie Lelong</a><br />
32 p., 7,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5907-0-2-3">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/NIA-adnan-2.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5907-0-2-4"><div class="textwidget"><div align="left"><em>Prémonition<br />
</em>Traduit de l’anglais par Éric Giraud et Holly Dye<br />
<a href="http://www.galerie-lelong.com/fr/" target="_blank">Galerie Lelong</a><br />
32 p., 7,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5907-0-2-5">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/NIA-adnan-3.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-31-5/etel-adnan-le-prix-que-nous-ne-voulons-pas-payer-pour-lamour-premonition/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Isabelle Cohen : Fleur de Gemme</title>
		<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/isabelle-cohen-fleur-de-gemme</link>
		<comments>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/isabelle-cohen-fleur-de-gemme#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2015 00:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #29-4]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cahiercritiquedepoesie.fr/?p=2097</guid>
		<description><![CDATA[&#160; par Lotfi Nia Variations sur ce que nous faisons avec les prénoms, et sur ce que les prénoms font de nous. Beaucoup d’indices nous font penser que ce traité s’adresse à un public d’enfants – il s’agit d’une confidence de leur âge, la grosseur des caractères facilite la lecture, le tutoiement est d’usage, des &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-2097-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2097-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2097-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-2097-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Lotfi Nia</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-2097-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Variations sur ce que nous faisons avec les prénoms, et sur ce que les prénoms font de nous. Beaucoup d’indices nous font penser que ce traité s’adresse à un public d’enfants – il s’agit d’une confidence de leur âge, la grosseur des caractères facilite la lecture, le tutoiement est d’usage, des jeux sont suggérés en dernière page pour bricoler soi-même son prénom et ceux des autres, on fait référence à un auteur jeunesse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Proposer aux enfants une lecture qui ne soit pas un récit – l’idée est originale. Pourtant rien n’annonce franchement qu’il s’agit d’un livre jeunesse – ce qui le rend ambigu, hybride. Moi, adulte, ce livre m’a donné une impression étrange, celle d’être un livre hanté. D’emblée, il s’est dégagé quelque chose d’inquiétant et de diaphane de cette couverture : assemblage de perles très luisantes, de fils et broderies, sur un fond nuageux gris faisant penser au plastique marbré des tables de café. Choses d’une couturière, ses reliques (parmi les quatre images à l’intérieur du livre, on retrouve deux de ces reliquaires de couturière, et deux tableaux de prénoms dans le ciel). Plus inquiétant : tout porte à croire que celle qui écrit ces notes et observations est une enfant. La syntaxe, l’évocation des jeux de récréation, la poupée, Jean (le poupon). On dirait que c’est une petite fille, mais qui est petite depuis longtemps, peut-être trop longtemps. Elle aurait l’âge d’être une dame. À lire aux enfants le soir pour s’endormir. À moins qu’ils ne soient en âge de lire eux-mêmes…</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2097-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-2097-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
<div class="ssba">
<div style="text-align:right"><a class="ssba_facebook_share" href="http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/facebook.png" title="Facebook" class="ssba" alt="Share on Facebook" /></a><a class="ssba_twitter_share" href="http://twitter.com/share?url=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;text=Isabelle+Cohen+%3A+%3Ci%3EFleur+de+Gemme%3C%2Fi%3E+"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/twitter.png" title="Twitter" class="ssba" alt="Tweet about this on Twitter" /></a><a class='ssba_pinterest_share' href='javascript:void((function()%7Bvar%20e=document.createElement(&apos;script&apos;);e.setAttribute(&apos;type&apos;,&apos;text/javascript&apos;);e.setAttribute(&apos;charset&apos;,&apos;UTF-8&apos;);e.setAttribute(&apos;src&apos;,&apos;//assets.pinterest.com/js/pinmarklet.js?r=&apos;+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)%7D)());'><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/pinterest.png" title="Pinterest" class="ssba" alt="Pin on Pinterest" /></a><a class="ssba_tumblr_share" href="http://www.tumblr.com/share/link?url=cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;name=Isabelle Cohen : <i>Fleur de Gemme</i>"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/tumblr.png" title="tumblr" class="ssba" alt="Share on Tumblr" /></a><a class="ssba_email_share" href="mailto:?Subject=Isabelle Cohen : <i>Fleur de Gemme</i>&amp;Body=%20http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/email.png" title="Email" class="ssba" alt="Email this to someone" /></a></div>
</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2097-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-2097-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left">Images Évelyne Renault<br />
<a href="https://www.facebook.com/fidelanthelmex" target="_blank">Fidel Anthelme X</a><br />
« La petite Motesta »<br />
64 p., 10,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2097-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/29-4/NIA-cohen.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2097-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left"></p></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-2097-0-2-3">			<div class="textwidget">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/isabelle-cohen-fleur-de-gemme/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouri Al-Jarah : Le chemin de Damas</title>
		<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/nouri-al-jarah-le-chemin-de-damas</link>
		<comments>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/nouri-al-jarah-le-chemin-de-damas#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2015 00:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #29-4]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nia]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri Al-Jarah]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cahiercritiquedepoesie.fr/?p=2046</guid>
		<description><![CDATA[&#160; par Lotfi Nia J’ai choisi ce livre d’abord pour son titre : l’espoir de lire ce que pouvait faire un poète syrien de cette ville devenue inaccessible. Comme si j’attendais qu’un génie littéraire surgisse de la guerre – étrange. J’ai rapidement été contrarié : ce recueil de poèmes n’est pas lié à l’actualité. La plupart des &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-2046-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2046-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2046-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-2046-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Lotfi Nia</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-2046-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">J’ai choisi ce livre d’abord pour son titre : l’espoir de lire ce que pouvait faire un poète syrien de cette ville devenue inaccessible. Comme si j’attendais qu’un génie littéraire surgisse de la guerre – étrange. J’ai rapidement été contrarié : ce recueil de poèmes n’est pas lié à l’actualité. La plupart des poèmes sont datés des années 1980 ou 1990. Damas continue donc à pouvoir exister autrement qu’en guerre. Ce recueil est très représentatif d’un courant poétique propre au Moyen-Orient d’expression arabe, une poésie des choses désenchantées. Une poésie où est exprimé l’instant d’une correspondance entre ce qui est là et ce qui est absent – « … tandis que tu étais en voyage et que moi je rentrais […] dans l’ascenseur », « Qui est entré dans ma maison pendant que je n’étais pas là ? ». Cette mise en écho de ce qui est présent et de ce qui est absent se fait à travers des objets du quotidien (« ascenseur »… « un vélo cassé / La pluie l’a lavé plusieurs fois », « la vaisselle qui / s’échappait des mains de l’hôtesse »). Ces choses, qui sont là, signalent un manque. Ce sont des objets inhabités – « les parapluies sont abandonnés » – des choses vides (comme un regard vide). Et c’est en cela qu’on peut peut-être parler d’une poésie du désenchantement (pourtant le mot dieu revient souvent dans les poèmes de Nouri al-Jarah). Autre singularité de cette veine poétique : l’absence de sujet ou de personnage. La personne humaine est abstraite ici. Ce sont des personnages hiératiques et sans visages : « l’assis », « l’invité », « ceux qui ont traversé le calme », « les paysans », « les danseurs », « les légères endormies », « un chauffeur ». Le recueil est donné en édition bilingue (ce qui mérite d’être salué). La traduction est scrupuleuse, avec des choix francs : majuscule au début de chaque vers, suppression de la ponctuation, simplification. L’édition de la partie arabe est assez maîtrisée (même si la police est un peu petite, et la ponctuation parfois mal placée).</span></p></div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2046-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-2046-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
<div class="ssba">
<div style="text-align:right"><a class="ssba_facebook_share" href="http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/facebook.png" title="Facebook" class="ssba" alt="Share on Facebook" /></a><a class="ssba_twitter_share" href="http://twitter.com/share?url=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;text=Nouri+Al-Jarah+%3A+Le+chemin+de+Damas+"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/twitter.png" title="Twitter" class="ssba" alt="Tweet about this on Twitter" /></a><a class='ssba_pinterest_share' href='javascript:void((function()%7Bvar%20e=document.createElement(&apos;script&apos;);e.setAttribute(&apos;type&apos;,&apos;text/javascript&apos;);e.setAttribute(&apos;charset&apos;,&apos;UTF-8&apos;);e.setAttribute(&apos;src&apos;,&apos;//assets.pinterest.com/js/pinmarklet.js?r=&apos;+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)%7D)());'><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/pinterest.png" title="Pinterest" class="ssba" alt="Pin on Pinterest" /></a><a class="ssba_tumblr_share" href="http://www.tumblr.com/share/link?url=cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed&amp;name=Nouri Al-Jarah : Le chemin de Damas"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/tumblr.png" title="tumblr" class="ssba" alt="Share on Tumblr" /></a><a class="ssba_email_share" href="mailto:?Subject=Nouri Al-Jarah : Le chemin de Damas&amp;Body=%20http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/lotfi-nia/feed"><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/email.png" title="Email" class="ssba" alt="Email this to someone" /></a></div>
</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-2046-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-2046-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left">Traduit de l’arabe (Syrie) par Saleh Diab<br />
Traduction revue par Annie Salger<br />
Édition bilingue<br />
<a href="http://www.editmanar.com/" target="_blank">Al Manar</a><br />
« Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée »<br />
64 p., 12,00 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2046-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/29-4/NIA-al-Jarah.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text" id="panel-2046-0-2-2">			<div class="textwidget"><p align= "left"></p></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-2046-0-2-3">			<div class="textwidget">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-4/nouri-al-jarah-le-chemin-de-damas/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
