<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CCP &#187; France Burghelle Rey</title>
	<atom:link href="http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/france-burghelle-rey-2/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr</link>
	<description>cahier critique de poésie</description>
	<lastBuildDate>Fri, 23 Feb 2018 17:21:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.0.38</generator>
	<item>
		<title>Benoît Conort : Sortir</title>
		<link>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-3/benoit-conort-sortir</link>
		<comments>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-3/benoit-conort-sortir#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Sep 2017 14:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[CCP #34-3]]></category>
		<category><![CDATA[34-3]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Conort]]></category>
		<category><![CDATA[France Burghelle Rey]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cahiercritiquedepoesie.fr/?p=9379</guid>
		<description><![CDATA[&#160; par France Burghelle Rey Le prologue mis en place par Benoît Conort dans son dernier opus poétique a pour incipit l’infinitif « consentir » associé à un espace et à un langage qu’il faut à la fois apprivoiser et mieux connaître. La parole personnifiée, puisque elle est « nue », résiste et précipite le paradoxe entre deux thèmes &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-9379-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9379-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9379-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-9379-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par France Burghelle Rey</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-9379-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le prologue mis en place par Benoît Conort dans son dernier opus poétique a pour incipit l’infinitif « consentir » associé à un espace et à un langage qu’il faut à la fois apprivoiser et mieux connaître. La parole personnifiée, puisque elle est « nue », résiste et précipite le paradoxe entre deux thèmes signifiés par les adverbes-titres « Dedans » et « Dehors » qui encadreront le titre de la partie centrale « Jardins ».<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« Dedans » comprend trois volets dont le premier confirme par son titre « L’ombre et sa nuit » l’emploi du ton initial. Ses textes hésitent entre une brièveté qui arrive à louer le corps, une parole prolongée qui s’articule jusqu’au manque d’air : « il n’y a plus de vent » et une confidence douloureuse plus longue à travers le récit au rythme haché d’une guerre ou pire d’un génocide : « de la poussière s’élève / de la poussière danse / dans la lumière des machettes ».<br />
La solution est-elle dans « La chambre » comme l’indique le titre du volet 2 ? Tout le long de ce passage l’éclatement de la mise en page est en elle-même un appel à l’envol, à la respiration, à la liberté. Des marques d’humour sont également à remarquer : la décomposition des mots en syllabes qui peuvent former à elles seules un vers unique, la trace d’une ligne en pointillés et l’anaphore « En radio ». Car le poète, comme il l’a dit lui-même, aime « multiplier les expériences », « dé-ranger » l’écriture en brouillant la syntaxe déjà obscurcie par les parenthèses : « (pourquoi pas heures) heures (donc) peut-être cinq minutes / peut-être (quoique davantage) peut-être moins / minutes a ». Preuve qu’avant le repos il faut « marcher / dans cette nuit », surpasser la confusion entre le toi et le moi. Alors dans le bleu et le rouge peut briller le soleil.<br />
Le doute cependant fait encore bégayer la pensée quand cinq textes sur deux pages parlent de « radio », de « tête de squelette » et de mort qui « rôde ». Rien, en effet, n’est résolu puisque le dernier vers « perdu jardins là où je » est une façon syncopée de traduire un désarroi proche de l’aphasie évoquée dans l’épilogue, de façon synesthésique, à propos de la vue.<br />
Le lecteur n’est donc, en aucun cas, surpris par le titre du volet 3 « Délabrement de la nuit », image elle-même redondante du mal-être que reprend, dès la première page, le superlatif « ombres de l’ombre ». Le malaise est bien devenu double : « le / pantelant corps crie / dans le nuit il / s’évanouit ». C’est là enfin qu’intervient, paradoxale, « cette voix qui ne sait / ni crier ni cesser » et que l’infinitif, éponyme du titre, accompagné de conseils pratiques et de la question-clef « sortir comment ? » devient essentiel.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Le substantif « Jardins (d’hiver) », sous-titre de la partie centrale du livre, « Jardins », illustre cette nécessité enfin exprimée par une étape tout d’abord transitoire entre le « dedans » et le « dehors » qui, pour Jésus, fut celui, avant son arrestation, de « Gethsémani ». Le jardin apparaît ainsi comme un endroit de souffrance. Et « il arrive qu’on y consacre / toute sa vie / sans répit » même s’il faut le quitter pour avancer de nouveau « dans la nuit animale ».<br />
Le deuxième volet de cette partie « Jardins d’hier » où l’adverbe du titre fait paronomase avec « hiver » autorise enfin le poète à trouver une certaine paix et à se soustraire à l’absurdité des contraires grâce à l’harmonie de la nature : « Le ciel est le ciel. L’herbe est l’herbe »… « Pour cette fois le temps continue ». Cesse alors l’état de tension au profit de la simplicité et du poétique : « des nénuphars guettent les reflets de lune ». Description et narration alternent pour mettre en évidence la vie retrouvée, d’un côté la vie physique puisque « le corps parfois pose son poids », de l’autre la vie sociale que résume l’énumération, proche du <em>name dropping</em>, des autochtones. Le passé contribue à la définition de ce nouvel état avec l’évocation du puits et de sa margelle, de « l’aire ancienne qui bat le grain » et du four à pain.<br />
Une chute pour terminer : des vaches « ruminent » ; ici et maintenant.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">« Dehors » s’ouvre de façon logique en même temps que « la grille du jardin » mais « est-ce piétiner encore ? » surtout s’il faut affronter le noir. À moins que « le jardin continue ». Car il n’y a plus l’espoir que l’injonction mallarméenne « là-bas fuir » reprise ici laissait entendre et le lieu où aller est bien au cœur de la question.<br />
La réponse laisse celui qui s’interroge sans une possibilité d’issue puisque, l’ordre des mots de nouveau malmené, il écrit : « ce vers quoi l’on penche / celui-ci n’a / de nom pas » et qu’il n’a plus qu’à boire la posca comme le Christ sur la croix. Cette seconde référence chrétienne préfigure l’impasse du constat final qu’exprime l’oxymore : « sortir est effraction » quand il n’y a pas d’écoute à l’« effroi » et qu’il ne faut pas compter sur la présence des étoiles.<br />
Le message de Benoît Conort, si l’on applique sa réflexion à l’écriture poétique, semble se résumer en un seul mot : le silence. Deux vers en forment, en effet, la conclusion : « tant de voix dehors / quoique si peu de musique ». Car, dit l’Épilogue, malgré la danse, la ville reste de nuit, le mot est une souffrance et un danger quand, « pourtant » existe toujours l’audace d’être dehors.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-9379-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9379-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
<div class="ssba">
<div style="text-align:right"><a class="ssba_facebook_share" href="http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/france-burghelle-rey-2/feed"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/facebook.png" title="Facebook" class="ssba" alt="Share on Facebook" /></a><a class="ssba_twitter_share" href="http://twitter.com/share?url=http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/france-burghelle-rey-2/feed&amp;text=Beno%C3%AEt+Conort+%3A+%3Ci%3ESortir%3C%2Fi%3E+"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/twitter.png" title="Twitter" class="ssba" alt="Tweet about this on Twitter" /></a><a class='ssba_pinterest_share' href='javascript:void((function()%7Bvar%20e=document.createElement(&apos;script&apos;);e.setAttribute(&apos;type&apos;,&apos;text/javascript&apos;);e.setAttribute(&apos;charset&apos;,&apos;UTF-8&apos;);e.setAttribute(&apos;src&apos;,&apos;//assets.pinterest.com/js/pinmarklet.js?r=&apos;+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)%7D)());'><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/pinterest.png" title="Pinterest" class="ssba" alt="Pin on Pinterest" /></a><a class="ssba_tumblr_share" href="http://www.tumblr.com/share/link?url=cahiercritiquedepoesie.fr/tag/france-burghelle-rey-2/feed&amp;name=Benoît Conort : <i>Sortir</i>"  target="_blank" ><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/tumblr.png" title="tumblr" class="ssba" alt="Share on Tumblr" /></a><a class="ssba_email_share" href="mailto:?Subject=Benoît Conort : <i>Sortir</i>&amp;Body=%20http://cahiercritiquedepoesie.fr/tag/france-burghelle-rey-2/feed"><img src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/wp-content/plugins/simple-share-buttons-adder/buttons/somacro/email.png" title="Email" class="ssba" alt="Email this to someone" /></a></div>
</div>
</div>
		</div></div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-9379-0-2" ><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce panel-first-child" id="panel-9379-0-2-0"><div class="textwidget"><div align="left"><a href="http://www.champ-vallon.com/">Champ Vallon</a><br />
112 p., 13,50 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-9379-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/34-3/BURGHELLE-REY-Conort.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-34-3/benoit-conort-sortir/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
