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	<title>CCP &#187; André Markowicz</title>
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		<title>André Markowicz : Ombres de Chine / Partages</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 00:00:36 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[CCP 31-5]]></category>
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		<category><![CDATA[André Markowicz]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; par Christian Travaux La chose n’est pas commune : traduire des poèmes d’un pays dont on ne connaît ni la langue, ni la culture. Des poèmes de la dynastie Tang, des VIIIe-IXe siècles, en Chine, sans jamais y être allé, sans même savoir le chinois. L’idée est folle, inconsciente, peut-être, ou naïve. Mais, en venant &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="panel-grid" id="pg-5993-0" ><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5993-0-0" >&nbsp;</div><div class="panel-grid-cell" id="pgc-5993-0-1" ><div class="panel widget widget_text panel-first-child" id="panel-5993-0-1-0">			<div class="textwidget"><h6><b>par Christian Travaux</b></h6>
</br></div>
		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5993-0-1-1"><div class="textwidget"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">La chose n’est pas commune : traduire des poèmes d’un pays dont on ne connaît ni la langue, ni la culture. Des poèmes de la dynastie Tang, des VIII<sup>e</sup>-IX<sup>e</sup> siècles, en Chine, sans jamais y être allé, sans même savoir le chinois. L’idée est folle, inconsciente, peut-être, ou naïve. Mais, en venant de Markowicz, traducteur du russe de Tchekhov, Pouchkine, Dostoïevski, elle ne peut être que séduisante. Car ce que tente ici André Markowicz n’est pas seulement la traduction de textes poétiques dont il ignore tout de la langue, de poèmes dont il méconnaît et la culture et les enjeux (il le dit lui-même d’emblée, dans sa préface à ces <em>Ombres de Chine</em>, passionnante et éclairante). Ce qu’il essaie, c’est de faire une traduction à partir d’autres traductions : russes, bien sûr, mais aussi anglaises, françaises, et même bretonne.<br />
Il est vrai que ces poèmes Tang se prêtent à ce genre de travail. En langue classique chinoise, rappelle Markowicz, il n’y a pas de singulier, pas de pluriel, pas même de pronom personnel, de temps de verbe. Rien qui distingue l’infinitif de l’indicatif, d’autres modes, d’autres temps. Une base discursive comme absente. Des mots seulement côte-à-côte, comme des ombres qui – flottantes au-dessus d’un sens qui demeurerait à trouver – ne demanderaient qu’à résonner ou à parler. Chaque traducteur de ces poèmes, François Cheng en tête, a d’abord dû esquisser un mot-à-mot de chaque poème, sur lequel il a pu broder, composer. Et ce n’est pas être très proche de l’original chinois que de traduire ces poèmes. C’est bien plutôt en proposer, chacun à sa manière, une sorte de variation sur une partition absente, sans précision. De simples notes, qu’il s’agirait de faire vibrer, et de faire vivre.<br />
Et leur lecture est captivante. Apprendre en traduisant, comme le dit encore Markowicz, ou plutôt traduire pour apprendre, c’est ainsi découvrir des voix majeures d’une époque troublée : Li Po, Tu Fu, mais aussi Po Chü-i, Wang Wei, Meng Jiao. Un livre de plus de 600 pages – comme l’écrit Markowicz – « sur une poésie que personne ne connaît, fait par quelqu’un qui n’a aucun droit de le faire »<sup>1</sup>. Le versant sombre de l’anthologie que Marckowicz avait donnée, en 2012, chez Actes Sud, du <em>Soleil d’Alexandre</em>, les contemporains de Pouchkine.<br />
En complément de ce recueil, il faut lire les longues chroniques que tient Markowicz sur Facebook. Réunissant celles publiées sur un an (juin 2013-juillet 2014), le traducteur montre l’intérêt de Facebook bien utilisé. Ce n’est pas ici un journal intime, pas même un blog. C’est – dit-il – comme un genre de conversations familières, qu’il intitule <em>Partages.</em> Car, avoue-t-il, il ne peut penser par écrit, mais en parlant, dans l’échange avec quelqu’un. Un lieu sans lieu, répète-t-il, des pages sans pages, et un livre sans trop de forme qui travaille avec ses lecteurs, comme à tâtons, dans les souvenirs personnels d’un traducteur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">L’homme est touchant, attachant, presque attendrissant, quand il évoque ses souvenirs d’une famille russe d’Europe Centrale, ses amitiés de traducteur, comme Efim Etkind, ou Aïgui. Et ses lectures, ses centres d’intérêt nombreux : les textes russes, bien sûr, mais aussi bien les poètes latins comme Horace ou comme Catulle, les poètes italiens comme Dante (dont il s’est risqué à traduire le cinquième chant de <em>l’Enfer</em>). Et les poèmes folkloriques de la Bretagne, dont, auprès de Françoise Morvan, il découvre la profondeur et la beauté. À la Bretagne, à ses conflits, il consacre de nombreuses pages. Mais c’est quand il parle traduction, problèmes de traduction, reconstitution d’une voix dans une langue, une culture autres, qu’il est le plus intéressant. Car Markowicz est traducteur, foncièrement, fondamentalement. Génétiquement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: BodoniStd; font-size: 14pt;">Et c’est en cela que ces deux livres, l’un et l’autre complémentaires, et l’un et l’autre passionnants, sont à lire absolument.</span></p>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5993-0-1-2">			<div class="textwidget"><p></br><br />
</br></p>
</div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5993-0-1-3">			<div class="textwidget"><p><!-- Simple Share Buttons Adder (5.0) simplesharebuttons.com -->
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<strong> <em> Douze poètes de la dynastie Tang (680-870) et un épilogue</em></strong><br />
Choix, traduction et commentaire André Markowicz<br />
<a href="http://www.inculte.fr/" target="_blank">Inculte</a><br />
« Dernière marge »<br />
640 p, 26,90 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5993-0-2-1">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/TRAVAUX-markowicz-1.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
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		</div><div class="panel widget widget_black-studio-tinymce" id="panel-5993-0-2-2"><div class="textwidget"><div align="left"><strong><em>Partages</em></strong><br />
<strong> <em> Un an de chroniques de Facebook (juin 2013-juillet 2014)</em></strong><br />
<a href="http://www.inculte.fr/" target="_blank">Inculte</a><br />
« Dernière marge »<br />
447 p., 21,90 €</div>
</div></div><div class="panel widget widget_text" id="panel-5993-0-2-3">			<div class="textwidget"><div id="lipsum" style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-46 size-medium" src="http://cahiercritiquedepoesie.fr/images/couvertures/31-5/TRAVAUX-markowicz-2.jpg" alt="couverture" width="185" /></a>
</div></div>
		</div><div class="panel widget widget_text panel-last-child" id="panel-5993-0-2-4">			<div class="textwidget"><p align= "left">1. <i>Partages</i>, 24 avril 2014, <i>Fin de mes ombres</i>, p 276.</p></div>
		</div></div></div>]]></content:encoded>
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